2012/10/12

Graffiti

Ah bah voilà, me revoilà avec un graffiti, tssss, merci mère pas parfaite...
 
Bon par contre, encore une fois, je ne ferai pas suivre, ça m'énerve déjà assez comme ça (mais je répond quand même parce que j'adore parler de moi-même)(huhu).
 
Alors voilà, je dois dire 10 trucs sur moi qu'on ignore (hmm pas évident quand on raconte sa vie sur un blog...)
 
1. Je sais jouer de la batterie (enfin si je m'entrainais j'en jouerais bien mieux)(mais j'ai un bébé à la maison, alors la batterie, hein)
 
2. Une photos que j'avais prise quand j'étais adolescente a été publiée dans un journal de photographe
 
3. Je ne fume pas et n'ai jamais fumé.
 
4. J'ai déménagé 7 fois en 10 ans et parcouru environ 3400km en tout (et en camion).
 
5. J'ai déjà vu mon prof de sport du lycée en slip (en classe de neige, en pleine nuit, il a été réveillé par une bagarre dans une chambre de garçon et tout le monde s'est retrouvé dans le couloir)(dites-donc, qu'est-ce que vous imaginiez ?)
 
6. Mon prof de sport du lycée m'a pistonnée pour entrer à l'IUT (nan mais je vois ce que vous voulez dire)(mais non)(il était ami avec le prof qui choisissait les dossiers, et comme j'étais une bête au hand (si si) il se rappelait bien de moi, c'est pour ça)(rien à voir avec l'épisode du slip)(du moins j'espère)
 
7. J'ai 4 urtères au lieu de 2.
 
8. J'ai reçu mon premier baiser à Rome.
 
9. J'ai une malédiction sur mes anniversaires importants, ils sont tous foireux.
 
10. Je n'arrive pas à faire la béchamel.
 
Voilà pour les infos sur moi. Maintenant, je dois répondre à des questions :
 
 
 
1) ton numéro de CB? (mouahahaha) ton signe astral? Pis ça correspond à quoi?

Je suis lion. Ca correspond à la perfection même, quelle question !

2) Ton boulot te plait? sois honnête!
 

Je l'adore, vu que je suis mon propre patron, j'ai donc choisi mon activité ! Je suis artisan brodeur, j'ai également une boutique de broche de fleurs en tissu, et j'ai encore un projet dans les cartons pour bientôt. J'aime bien avoir des journées bien remplies.

3) pourquoi tu fais un blog?
 

A la base, c'était sur les conseils d'un ami pour faire connaître ma boutique, et puis en réalité je passe beaucoup plus de temps à raconter ma vie qu'à parler de mes créations. Ca m'ennuie profondément de faire de la pub, ce qui est paradoxal vu que j'ai étudié le marketing, mais bon, je ne lis pas les blogs qui ne parlent que des créations et n'ont rien d'autre à dire. Avant j'avais un un autre blog dans lequel je racontais ma vie trépidante (et elle l'était vraiment) quand j'organisais des concerts et que je partais en tournée, quand je faisais des interviews et que je partais à Manchester pour des reportages. Et puis j'ai eu Junior, j'ai lancé ma boutique, et ma vie a changé. Je ne regrette pas, j'aime ce que je vis, et j'aime avoir vécu ce que j'ai vécu. (http://leplog.blogspot.fr/)

4) si on te dit "demain c'est la fin du monde"(oui on attend pas le 21/12/12 hein) tu fais quoi?
 

Je dis à mes parents que je les aime (je ne suis pas sure de leur avoir jamais dit), je fais tzim boum avec mon chéri, j'embrasse mes enfants, je les serre tous bien fort et on mange de la soupe pleine de médocs pour qu'on s'endorme gentiment et qu'on ne vive rien d'affreux.

5) Sont pas trop chiantes mes questions?
 

Bah celle du dessus, j'avoue, elle m'a fait un peu chier.

6) Si on te propose que se soit l'homme qui porte l'enfant dans son bide pendant 9 mois... Tu acceptes?

J'sais pas... D'un côté il saurait pour tout ce qu'on ressent, mais en même temps je n'aimerais pas être coupée de ces sensations... Disons une garde partagée : il prend les 4 premiers mois, je prend entre 5 et7 mois et je lui laisse l'accouchement !

7) Mais ou et donc or ni car?

(dans ton cul!) arf j'allais le dire...

8) Il fait beau chez toi?

Nan, tempête, orage et grosses averses... c'est la fête.

9) Que ferais tu avec 1 million d'euro?

J'achèterais une graaaande maison. Je la meublerais avec des trucs de fous, et tout ça serait d'un goût exquis. Ensuite je ferais construire une salle de concert que je donnerais à gérer à un gars, et moi je me contenterais de choisir les groupes, et de les rencontrer les soirs de concerts et de boire des pots. Et puis aussi j'ouvrirais une guinguette. Bon mais là 1 million c'est peut-être pas assez, t'es radin quand même !
 
E.

2012/10/08

M'enfin ?

Tout à l'heure, à la petite supérette où j'allais acheter un pack d'eau, je patientais tranquilement dans la file d'attente à la caisse, derrière deux femmes et une petite fille.
 
Jusqu'ici, rien de bien particulier.
 
Comme je m'ennuyais et que j'avais fini de lire les couvertures des magazines télé, j'ai vaguement écouté leur conversation :
 
Femme 1 (beaucoup trop lookée pour être dans une supérette si vous voulez mon avis) "Et j'aimerais bien pouvoir l'essayer tu vois, mais je sais pas comment faire...
Femme 2 (moins voyante mais avec trop de parfum) - Bah t'as qu'à demander à un taxi !
Fillette : Bwaaaaaah !
Femme1 : Sophie, touche pas ça c'est sale ! Ah mais c'est une super idée ça ! [tibidiptibip] (elle compose un numéro) (non mais elle connait un numéro de taxi par coeur quoi !) Allo ? oui bonjour je voudrais savoir si vous conduisez une C3 ? [...] ah. [...] et vous savez si d'autres taxi roulent en C3 ? [...] hmm hmm [...] non c'est parce que je voudrais acheter une C3 mais je sais pas si c'est bien c'est pour ça [...] ah d'accord, merci.
Femme 2 : Alors il a dit quoi ?
Fillette : Bwaaaaaaah !
Femme 1 : Lucie, touche pas à ça c'est pas à toi (non mais elle s'appelle comment au final cette gamine ?) Ben non il a dit que je trouverai pas de C3 dans les taxi, il m'a dit d'aller voir un garagiste.
Femme 2 : aaaah ouais ? (sur un ton qui dit "c'est  l'idée la plus débile que j'ai jamais entendu")
Femme 1 : Baaaah ouais... Je fais quoi ?
Femme 2 : Faut voir comment ils demandent (gné ?)
Femme 1 : Hmm hmm ouais t'as raison (ah bon ?)
Fillette : Bwaaaah !
 
Essaie plutôt là...
 
Et puis quand ça a été mon tour, il a fallu que j'ouvre mon sac devant la caissière, dans lequel il y avait la sonde pour ma rééducation du périnée...
 
Ca m'apprendra à me moquer...
 
E.

2012/09/28

La boite à souvenirs

Ce qui m'effraie le plus au monde (hormis les arachnides)(et les lapins), c'est de perdre la mémoire.

Alzheimer serait le pire diagnostique qu'on puisse me donner. Bon peut-être pas le pire, j'ai vu assez de Dr House pour savoir qu'il y a des formes de mort assez horribles, mais en tout cas, ça me fait très peur, et je préfèrerais une mort rapide plutôt que cette lente décrépitude dont on est conscient (du moins au début) et contre laquelle on ne peut rien faire (y'en a qu'on essayé, ils ont eu des problèmes)(et après on se retrouve gouvernés par des singes, alors bon...)

Elle n'est déjà pas mirobolante, ma mémoire, je n'ai pas la mémoire des noms, ni des dates, ni des chiffres, ni des visages, et si je ne note pas un truc, je l'oublie à coup sûr, et encore, des fois, je note un truc, mais j'oublie où j'ai mis le papier, du coup, c'est perdu quand même. J'oublie mes mots, des mots aussi simples et usuels que pamplemousse ou mouchoir disparaissent soudainement de mon langage. J'oublie les anniversaires, même le mien... J'ai l'impression d'avoir perdu tant de souvenirs, que je cherche par tous les moyens à en conserver des bribes, souvent par le biais de la photo. Sauf que parfois, j'ai l'impression de me souvenir davantage de la photo que du souvenir en lui-même. Mais bon au moins, j'en conserve une trace tangible. J'ai moyennement confiance en mes neurones, voyez.

J'ai donc accumulé au fil des ans, dans une boite très judicieusement nommée "boite à souvenirs", mais qui s'avère paradoxalement être une boite à bouteilles de vin, un peu de tout et de rien, des choses qui appartiennent à des moments de ma vie dont je tiens à me souvenir, un beau bazard qui me rappelle plein de beaux moments. Et quand il me prend l'envie de l'ouvrir, après avoir enlevé la couche de poussière qui trône dessus j'ai l'impression de dépoussiérer mon cerveau avec. Des moments me reviennent, que j'avais totalement oubliés, ce qui ne me rassure pas du tout sur mes capacités, on l'aura compris.

Alors je fais ces sortes de sauvegarde, même si j'ai peur aussi d'oublier le souvenir accroché à tel ou tel objet dans la boite... Un jour il faudra que j'écrive sur un cahier les souvenirs que m'évoquent chaque objet. Je suis presque sure qu'il y en a que j'ai déjà oublié...
 
Nan mais la poussière n'est là que pour renforcer le côté "temps qui passe", t'vois...
 
Dans ma boite à souvenirs, il y a des choses diverses et variées, un bon gros bazard plein de nostalgie. Il y a par exemple le petit nounours que mes parents m'ont ramené de l'Armada de Rouen, et qui était accroché au rétroviseur de ma première titine, ma polo collège de 1991 qui n'avait pas de frein et tombait régulièrement en panne d'essence... j'étais convaincue qu'il me portait chance, mais j'ai quand même eu quelques accrochages avec...

Il y a aussi des billets d'entrée : cité des sciences, muséeum d'histoire naturelle de Bruxelles, la saline d'Arc et Senans, tellement d'endroits, tellement de voyages, des brochures d'Irlande, notre voyage de noces, avec aussi la boite de médicaments qu'on m'avait prescrite (j'ai attrapé la grippe en voyage de noces, trop la classe), et une boite de coton-tige achetée là-bas (avec un dernier coton-tige que j'ai tenu à garder), des billets de concerts qui datent...
 
Il y a aussi la première note de SOS médecin pour Junior (73euros pour une prise de température, ouch !) et les petits bracelets bleus de la maternité, des échographies, les papiers sur lesquels on a noté les heures des contractions...
 
Il y a aussi mon journal intime, celui où j'explique que je suis tombée follement amoureuse d'A. parce qu'il m'a prêté son blanco...
 
Il y a aussi des boites de dragées, mariages, baptêmes, des bouchons de champagne, tous ces beaux moments qu'on a partagés...

Il y a aussi des dessins, des lettres, des clés qui ouvrent je ne sais quoi, une vraie caverne d'Ali Baba qui n'a absolument aucune autre valeur que nostalgique. C'est ma sauvegarde du temps qui passe et des souvenirs qui s'effacent.
 
La vache, on dirait une chanson de Cabrel tellement c'est beau.
 
 
 
E.

2012/09/05

Ce n'est que du lait

Oui je sais, encoooore un sujet sur le lait, qu'il sorte d'un bib ou d'un néné, gnagnagna.

Je n'ai pas l'intention de me justifier sur mes choix ni de juger celui des autres, je n'ai pas l'intention de faire gonfler mes stats en carton, je veux juste pousser un peu une gueulante sur la façon qu'ont certains de présenter les choses, une façon que je qualifierais de... légèrement orientée (et j'ai encore raté le jour du pavé dans la mare de la Mère Cane... décidément). Ca va être un très long post, je vous préviens.

En plus ça m'évite de faire un article sur la rentrée, vu que j'ai pas grand chose à en dire. Junior entame sa seconde année de détention scolarisation, il a retrouvé son copain A, sa maîcresse, son école, et il a couru dans sa classe sans se retourner. Il est rentré à la maison comme s'il n'y avait jamais eu de vacances, et quand on le lui a demandé, il a répondu qu'il ne savait toujours pas ce qu'il avait fait à l'école.

Bref, le lait disais-je.

Pour ceux qui débarqueraient (bienvenue), j'ai eu un p'tit deuzième il y a trois semaines (déjà)(seulement), et je l'allaite au sein. J'avais essayé avec Junior il y a quatre ans mais il avait un torticoli, ce qui compliquait considérablement la chose. Il ne buvait pas assez, ne grossissait pas assez, et moi je ne produisais pas assez, vu que ça fonctionne à l'offre et la demande (c'est Wall Street là-dedans). Je n'avais pas été bien conseillée pour arrêter, ça a failli tourner au cauchemard, bref, une première expérience franchement mal vécue qui n'a pas duré longtemps (un mois et demi).

Comme je suis têtue, j'avais envie de recommencer, histoire de ne pas rester sur une mauvaise impression, j'allaite donc P'tit Frère au sein.

Comme je l'ai dit il y a quelque temps, je déteste le prosélytisme. Et en ce qui concerne l'allaitement, on peut dire qu'on est servi. Comme si le fait d'allaiter au sein était en voie de disparition et avait besoin d'être défendu envers et contre tout. C'est une pratique défendue avec tellement de hargne que c'est à se demander si certains ne touchent pas des dividendes à chaque tétée. Franchement, en quoi se sentent-ils concernés par ce qu'on donne à manger à nos gamins ? Trouvez-vous un hobby et fichez-nous la paix.

En règle générale, dans les maternités on nous laisse le choix, et on nous dit qu'on le respecte. Assez souvent c'est le cas, et on ne nous dit rien si on fait "le mauvais choix" (aka le bib', généralement on ne t'en veut pas d'allaiter ton gosse au sein) sauf quand on se heurte à des gens un peu idiots qui donnent le choix et font ensuite rien qu'à embêter ceux qui n'ont pas fait le même choix qu'eux. (pour ceux qui s'étonneraient de me voir préciser à chaque fois "allaitement au sein", je précise qu'à mon sens, dès lors qu'on donne du lait à son enfant, on l'allaite. Etymologiquement, allaiter signifie donner du lait à un enfant, et ce d'où qu'il sorte, ce lait). Bref.

Et encore une fois : quand on donne un choix à quelqu'un, on ne peut pas lui reprocher sa décision après. Sinon ça s'appelle tendre un piège, pas donner le choix.

Rebref.
 
Et glou et glou
 
Ce qui m'a fait bondir et donné envie d'écrire cet article, c'est ce que j'ai lu dans la brochure "la santé vient en mangeant" distribuée à la maternité, justement, que j'ai lue avec attention (je manquais un peu de magazines).

On y parle bien evidemment de l'allaitement, qu'il soit au sein ou au biberon. C'est sensé être une brochure d'information, c'est en fait une véritable campagne pro-nénés.

Dans la section allaitement au sein, on nous parle des "plus"(mais pas des moins)(donc dans un souci d'équilibre, je vais me faire l'avocat du diable)(après il y aura la section biberon, pas la peine de monter au créneau tout de suite).

Des plus pour l'enfant (je vous les recopie tel quels) : Votre lait est parfaitement adapté aux besoins et au développement de votre bébé et favorise sa bonne santé. il est supérieur aux "laits" (ce n'est pas moi qui mets des guillements) infantiles et au lait de vache. Bon là au moins le ton est donné. Si vous choisissez le bib, vous êtes une mauvaise mère puisque vous choisissez un "lait" (oui on ne veut même pas appeler ça du vrai lait, on met de gros guillements) de moins bonne qualité, honte à vous. On ne précise pas que votre lait contient tout ce que vous ingurgitez. Mais comme vous avez choisi d'allaiter au sein vous êtes une bonne mère, consciencieuse et tout, vous ne prenez pas n'importe quel cachet, pas même ces pilules pour mincir plus vite qui-ne-sont-pas-dangereuses-parce-c'est-des-plantes ou ces gélules pour avoir de beaux cheveux, vous ne fumez pas, ne vous droguez pas, ne mangez pas de choux, de choses épicées, de sauge ou de produits industriels pleins de cochoneries, et vous ne buvez pas de café, ni d'alcool, ni de coca. C'est évident.

Le lait maternel évolue constament selon les besoins de votre enfant pour s'adapter à sa croissance, au fil des semaines, et même durant la tétée. Bon là-dessus mes connaissances sont limitées, tout ce que j'ai pu constater c'est que ça fonctionne selon l'offre et la demande, et que si la demande s'accélère d'un coup (ça arrive s'il fait chaud par exemple, le bébé l'a soif) l'offre met environ 24h à compenser, et que quand le bébé réclame beaucoup, ça fait mal et que quand on a enfin assez de lait il fait moins chaud, le bébé réclame moins et que là encore ça fait mal.

Il réduit les risques d'infection (en particulier gastro-intestinales). Là encore, je ne suis pas médecin, donc je ne me prononcerai pas. Junior, lui, a fait une infection à 15 jours, mais elle n'était certes pas gastro-intestinale.

Il contribueRAIT à prévenir les allergies chez les enfants, en particulier ceux qui sont prédisposés au niveau familial. J'insiste sur le conditionnel. En fait on n'en est pas sûr, mais on vous le dit quand même, des fois que vous douteriez encore du (bon) choix à faire.

Il pourRAIT diminuer les risques de diabète et d'obésité, même si, aujourd'hui, il est difficile de savoir si c'est dû uniquement à l'allaitement. Il pourrait peut-être, mais en fait on sait pas trop. Et si ça se trouve, le lait maternel répare les ordinateurs à distance et retrouve l'être aimé...

Quand votre enfant sera grand, vous lui direz que vous l'avez allaité, cela fera partie de son histoire familiale. Ca veut dire que si on lui a filé un bib, on aura tellement honte qu'on ne lui dira pas ? Il faut que je lui dise aussi pour la purée de carotte-poireaux que je lui ai donné pour ses 7 mois ? C'est que je ne voudrais pas qu'il loupe des bouts de son histoire familiale...

Les "plus" (là encore ce n'est pas moi qui mets des guillements, ils sont dans la brochure) pour nous : Pour vous aussi l'allaitement est un vrai "plus", même si les débuts peuvent être parfois un petit peu difficiles.  Surtout ne vous découragez pas ! Les premiers jours, vous aurez l'impression que l'allaitement est très exigeant. Mais, très vite, les avantages l'emporteront sur les petits inconvénients de la mise en route. Bon il faut avouer que l'argument est honnête, même si on trouve que ce ne sont que de "petits inconvénients" : les débuts (et après aussi) c'est parfois très dur. D'abord on ne sait pas combien on donne, il faut peser l'enfant pour vérifier qu'il boit bien, si l'enfant ne se place pas bien ça peut faire très mal, provoquer des crevasses qui sont très douloureuses, et on vous donnera des conseils qui vont dans tous les sens. J'ai eu droit à une sage-femme à la maternité qui m'a dit le même jour, à 2h du matin qu'il ne fallait pas laisser l'enfant téter pendant trop longtemps, 20 minutes, 1/2 heure maxi, et quand elle est revenue vers 7h, elle m'a assuré que ça les rassurait de tétouiller et qu'il fallait les laisser aussi longtemps qu'ils le voulaient. On m'a également montré comment bien le placer, sauf que pour reproduire le geste qu'on m'a montré, il me faudrait un troisième bras. En gros, faut faire comme on peut mais surtout comme il faut, et il ne faut pas lâcher l'affaire, même si c'est horrible. Voilà le fond du message. Pour ma part, je dirais que si c'est horrible à vivre, c'est peut-être pas forcément un "plus".

L'allaitement favorise la réduction du volume de l'utérus à la suite de l'accouchement. C'est tout à fait vrai. Et c'est très douloureux.

Il aurait un effet protecteur contre certains cancers, comme celui du sein. Encore un conditionnel...

Les moments partagés ensemble à cette occasion vous laisseront des souvenirs inoubliables. Moments qu'on ne doit pas pouvoir partager avec un biberon, donc. Et puis honnêtement, le mien, quand il mange, soit il scotche sur mon t-shirt, soit il ferme les yeux, alors on ne partage pas grand chose, hormis du lait, donc... On a beaucoup plus de complicité quand je lui change sa couche, un moment que je peux partager avec son papa au moins !

Pas besoin de préparer de biberon en pleine nuit, rien à prévoir en cas de sortie ou de voyage... L'allaitement permet de répondre rapidement aux demandes de votre bébé. C'est vrai que c'est appréciable de ne pas avoir à descendre à la cuisine en pleine nuit. Sauf que vous ne pouvez pas dire à votre chéri "chuis trop fatiguée, c'est toi qui t'y colles". Non, c'est toujours à votre tour d'y aller. Quant à ne rien prévoir pour les sorties, c'est dans le cas où le déballage de sa poitrine en public ne pose pas de problème. Personnellement, ça me pose un problème. Je ne le fais déjà pas à la plage, c'est pas pour le faire au supermarché ou en pleine rue. Ou alors il faut trouver un endroit calme et caché, ce qui revient souvent à des toilettes publiques, qui ne sont ni très confortables ni très agréables. Bref, ça me demande de prévoir bien à l'avance la moindre sortie, de tirer mon lait (en plusieurs fois pour un seul biberon, je ne suis pas une vache laitière), de le congeler, de le décongeler au bon moment et de la bonne façon, bref, il me faut trois jours pour programmer une sortie de deux heures.

L'équilibre du budget en plus : allaiter votre bébé au sein est de loin la formule la plus économique : pas d'achat de "laits" infantiles, pas de biberons... C'est vrai, mais... il y a les coussinets pour seins, des petits cotons à disposer dans les soutien-gorge spéciaux pour l'allaitement (soutien-gorges qu'il faut acheter aussi)(et qui coûtent cher)(et qui sont moches) sous peine de dégorger dans son pull (oui c'est très glamour), il y a les crèmes pour soulager les gerçures, des coquilles pour protéger etc... et dans mon cas biberon et tire-lait. Mais bon là je frôle la mauvaise foi, parce que comparé au prix du lait en boite, c'est clair que ça n'a rien à voir.

Mais de toute façon, la décision d'allaiter puis de poursuivre l'allaitement appartient à chaque femme, à chaque couple, et tous les choix sont respectables. Ben voyons...

Voici la partie concernant le biberon :

Vous ne voulez pas (ou ne pouvez pas) allaiter votre bébé au sein, ou vous souhaitez cesser de l'allaiter plus tôt que ce qui est recommandé. Il faut alors lui donner un substitut du lait maternel, et non du lait de vache. les substituts de lait maternel, ou "laits" infantiles, sont étudiés pour permettre à votre enfant d'avoir une croissance harmonieuse et en bonne santé. Bon alors on nous dit que ces "laits" avec de gros guillemets seront bons pour la croissance et la santé des bébés, mais quand même, si on le nourrit au biberon, c'est avant tout parce qu'on ne veut pas, et qu'on ne veut pas faire ce qui est recommandé. Tss tss tss. On nous prend aussi pour des quiches, en précisant qu'il ne faut pas leur donner le même lait que nous. Et le café, on n'en met pas non plus dans le biberon alors ?

Qu'est-ce que les "laits" infantiles ? On désigne communément sous ce nom les préparations industrielles destinées spécifiquement aux jeunes enfants. leur appellation réglementaire est "préparation" et non "lait". En effet, même si la majorité de ces aliments sont fabriqués à partir de composants du lait de vache, certaines préparations sont réalisées à partir d'autres produits (par exemple du soja) Mais quelle que soit leur appellation, ce sont des aliments spécifiquement conçus pour un enfant né à terme et en bonne santé, de la naissance à l'âge de 3 ans. Leur composition et leur fabrication sont soumises à une règlementation précise et rigoureuse, qui garantit leurs qualités nutritionnelles et sanitaires. Selon les marques, vous trouverez ces laits en poudre à diluer ou encore en liquide prêts à l'emploi, mais leur intérêt nutritionnel est axactement le même. Là on n'est plus du tout dans le registre affectif. Fini les moments de complicité et les tendres souvenirs, on nous parle de produits industriels et d'appellation réglementaire, de qualité sanitaire. On ne parle plus des "plus" pour qui que ce soit, on lit l'étiquette de la boite.

Les "laits 1er âge" : Appelés aussi "laits pour nourrissons", ils sont destinés à remplacer le lait maternel (et leur composition en est assez proche) pendant toute la période où votre enfant n'a qu'un seul aliment : le lait. Ils couvrent bien tous les besoins nutritionnels de votre bébé. Ils n'ont pas cependant toutes les qualités du lait maternel qui les protège en particulier contre les infections. Mais tout comme le lait maternel, ils peuvent être le seul aliment de votre bébé jusqu'à 6 mois et au-delà, jusqu'à ce qu'il reçoive un repas complet sans lait. Et allez, on en remet une petite couche : c'est bien, mais c'est quand même moins bien. Mais vous faîtes comme vous voulez hein, d'ailleurs est-ce qu'on vous a dit que le lait maternel protège des infections ? 

Votre bébé régurgite ? il est constipé ? Il existe des préparations 1er ou 2ème âge aux propriétés particulières. Mais ne les utilisez pas sans avoir consulté votre médecin. Certaines préparations, ayant une teneur différente en lactose, ou contenant des germes probiotiques (comme le bifidus) ou contenant des substances prébiotiques, sont destinées à améliorer la digestion, à agir dans un sens bénéfique sur la flore intestinale et à faciliter le transit intestinal. Mais ces effets ne sont pas véritablement confirmés aujourd'hui. Deux "laits", vendus en pharmacie, se distinguent : Les "laits" AR (anti-régurgitation) : ce sont des "laits" qui ont été épaissis. Comme leur nom l'indique, ils sont conçus pour freiner les régurgitations (rejets de petite quantité de lait après les repas) de votre bébé.
Les laits HA (hypoallergéniques) ; ces "laits" peuvent contribuer à réduire les risques d'allergie. Ils sont fabriqués à partir de protéines de lait de vache (mais pas seulement) divisées en "petits morceaux" pour qu'elles soient mieux supportées par les enfants. ils sont conseillés pour les enfants ayant un terrain allergique (un des deux parents ou des frères et soeurs allergiques) et ne doivent pas être utilisés chez un enfant qui a une allergie avérée, identifiée par le médecin. Il faut savoir que l'allaitement maternel reste la meilleure façon de diminuer le risque d'allergies chez votre bébé. Donc si votre enfant régurgite, est allergique ou a un problème avec votre lait, vous pouvez utiliser des laits conçus pour qui aideront à régler le problème s'il n'est pas trop grave. Mais bon franchement, si vous voulez être une mère digne de ce nom, entêtez-vous et n'essayez pas de vous faciliter bêtement la vie.
 
On pourra me taxer de mauvaise foi et de défendre le biberon contre l'allaitement. Ca ne sera que justice, parce que cette brochure fait exactement l'inverse. Et moi j'aime pas quand on n'expose pas les choses honnêtement et qu'on cherche à influencer les gens.
 
Quitte à radoter (chuis vieille j'ai le droit) : si on laisse le choix, on le laisse vraiment. On ne critique pas le choix fait et on ne cherche pas à pousser les gens dans un sens ou dans l'autre. Si une femme ne donne pas le sein à son enfant pour une raison ou une autre, ça ne changera pas la face du monde, et je crois que ça ne regarde personne d'autre que cette femme, son compagnon et son enfant.
 
Et même si ça vous défrise que quelqu'un ne fasse pas comme vous, mélez-vous de vos choux et les chèvres seront bien nourries (ou quelque chose comme ça).
 
E.

2012/08/18

Le P'tit Frère

Voilà, ça y est, le P'tit Frère est arrivé.

Déjà tout ne s'est pas passé comme prévu. Mais je devrais être habituée, ça ne se passe JAMAIS comme prévu. Comme Junior était né par césarienne et que mon col ne voulait pas s'ouvrir tout seul, et qu'à la maternité ils n'aiment pas déclencher un accouchement avec des médocs dans ces conditions, et étant donné que je ne pouvais décemment pas accueillir P'tit Frère jusqu'à ses 18 ans dans mon giron, mon ours gynéco a donc prévu une césarienne pour le 14 août au matin.

Ca ne me réjouissait pas plus que ça, d'une je trouvais que ce col était une grosse feignasse, et puis l'idée de passer encore 8 jours à l'hosto avec une fermeture éclair sous le nombril ne m'enchantait guère. L'idée d'être en convalescence pendant près d'un mois après ça ne m'enchantait pas plus, sachant que cette fois je n'aurais pas autant mon Chéri à mes côtés et qu'il y aurais Junior en plus à s'occuper par rapport à la dernière fois. Bref, la césarienne, je la sentait moyen moins quand même.

Du coup, le vendredi de la semaine dernière, j'ai dit à Chéri : "c'est pas possible, il faut qu'on aille marcher des heures, ça le fera venir." Non seulement il a dit ok, mais en plus y'avait les JO à la télé, autant vous dire que j'ai dû être plutôt persuasive.

On a donc déambulé tant bien que mal dans les rues de Cherbourg où les commerçants ont eu la bonne idée de faire une braderie pour nous occuper un peu, c'est gentil. J'en ai profité pour me racheter un nouveau portefeuille, Chéri voulait de l'anchoïade (chacun ses priorités), bref, à la fin, j'avais bien mal aux jambes et au pieds, mais au ventre, pas du tout.

En début d'après-midi j'ai eu rendez-vous avec le gynéco qui devait m'opérer le mardi, qui me répète que le col n'a pas bougé et qu'il ne bougera pas tout seul, allez on se revoit mardi matin, madame.

Scrogneugneu.

Bon et puis dans la nuit, j'ai eu une petite dizaine de contractions douloureuses. Pas assez pour secouer chéri en hurlant qu'il faut qu'on y aille (j'aurais adoré faire ça), mais suffisament pour me mettre la puce à l'oreille.

Le lendemain matin, de nouveau des contractions, certaines douloureuses, d'autres non, mais relativement régulières (toutes les 5-8 minutes environ). Bon bon bon. Allez on va faire un tour à la maternité, ça ne coûte rien.

Là on m'examine, mais le col à à peine bougé (mais un peu quand même), on pense que non, ça n'est pas un vrai travail, rentrez chez vous madame.

On mange, le temps passe, et les contractions deviennent sacrément douloureuses, je suis à quatre pattes en train de décéder à moité affalée sur la table du salon, et je rend mon déjeuner. Bon cette fois, on y retourne.

Nouvel examen, ah mais oui le col a bougé, vous restez là madame. Cool.

Je continue à décéder sur mon lit, avec l'agréable sensation qu'on me marque les reins au fer rouge toutes les 5 minutes. Et moi, je dois souffler doucement comme si je gonflais un ballon. Je sais pas si vous imaginez la scène, mais quand on se fait marquer au fer rouge, gonfler des ballons, c'est pas trop la priorité. Mais bon, je suis disciplinée, je souffle. Je douille et je souffle. Et je me fais arroser au brumisateur par Chéri.

On me propose "si je veux" un suppo pour calmer un peu la douleur. On m'explique que ça ne calmera pas les contractions et que le travail continuera normalement. Si je veux... Tu parles que je veux ! je me le mettrais dans le nez s'il fallait !

A partir de là, pouf, ça va mieux dis donc. Bon c'est pas encore l'extase, mais j'arrive à m'endormir entre deux contractions, je ne sais pas bien comment j'ai pu m'endormir comme ça toutes les 5 minutes, mais bon.

Chéri rentre, on lui dit que s'il y a du nouveau on l'appellera, mais que là, il y en a pour plusieurs heures et que ça ne sert à rien qu'il reste. Qu'il se repose. On ne lui propose pas de lit, on n'en a pas (enfin à part celui qui est juste là à côté de moi, mais comme il y a deux panneaux dessus qui disent "NE PAS SE SERVIR DU LIT SVP" j'imagine qu'ils ne tiennent pas trop à l'utiliser).

La nuit se passe comme ça : suppo, dodo, fer rouge, dodo, fer rouge, dodo, fer rouge, suppo, dodo, fer rouge, dodo, fer rouge etc...

Au matin, Chéri revient, frais et dispo. Moi je suis dispo aussi, mais un peu moins fraîche. A un moment, on revient m'examiner, et hop, on me dit que c'est bon, il est temps d'aller en salle de naissance. On va pouvoir me donner la péridurale. Woohoo ! On me met sur le dos, je douille de plus en plus, je ne peux plus me servir de ma main gauche parce qu'une infirmière est en train de la percer de toute part pour me poser une perf, et la main droite est privée de sang toutes les 10 minutes par l'appareil qui me prend la tension. Résumons : fer rouge, ballon, garrot au bras et impossibilité de prendre une position qui soulage un brin. voui voui voui... nan mais j'ai changé d'avis, je veux la césarienne en fait !

A ce stade,  je plains très sincèrement toutes celles qui ont dû se passer de la péridurale alors qu'elles l'auraient voulu. J'ai beau me considérer comme ouverte d'esprit et pleine d'imagination, je ne parviens pas à comprendre qu'on puisse la refuser. Enfin si, à froid, il y a des raisons très respectables, mais dans le feu de l'action et quand on souffre à ce point, je vous jure qu'on a du mal à imaginer que qui que ce soit préfère cette douleur à un quelconque soulagement. Je ferais un espion exécrable, j'avoue tout ce qu'on veut sous la torture, pourvu que ça cesse !

Bref, je vous passe les détails, on me dit de pousser, je pousse (chuis disciplinée j'ai dit), et P'tit Frère est enfin là. Il s'est fait caca dessus me dit la sage-femme, il en a tellement partout qu'elle préfère lui donner un bain là tout de suite, c'est pas possible. Chéri a coupé le cordon, c'est ce qu'il voulait, je suis heureuse qu'il ait pu le faire. J'espère seulement qu'il n'a pas vu de choses trop beurk de ce côté-ci de mon anatomie...

La suite je nous la garde, ce sont des moments tendres et doux, une découverte de ce petit être, à ce moment-là je ne le trouve pas très beau, il est tout rouge et tout gonflé, mais je changerai d'avis dans quelques jours. Je ne le sais pas encore, mais c'est un vrai petit ange.



A présent je suis rentrée, et le rythme est assez étrange. Je m'attendais à ne pas voir le jour et je me retrouve à m'ennuyer. Je souhaite presque qu'il se réveille pour avoir un truc à faire. Je pensais ne pas réussir à m'organiser, et je découvre que je reprend mes marques très vite. Je pensais chambouler tout mon quotidien, et je découvre que je ne sais même plus ce que je faisais de mes journées. Je pensais que Junior serait un grand-frère collant, et je le découvre intrigué, avançant à tâtons, apprivoisant doucement ce petit nouveau, n'osant pas le toucher ni l'approcher de trop près. Je pensais que ça serait horrible et je trouve ça merveilleux. C'est comme un puzzle qui serait enfin complet, ou plutôt une scène de théâtre sur laquelle on a enfin posé le dernier décor, et on va pouvoir commencer à jouer pour de bon. J'ai l'impression d'être au début d'une nouvelle histoire, et je trouve ça enthousiasmant.

Bien sûr, il reste des doutes, mais la vie coule facilement. P'tit Frère est un bébé plutôt facile, il dort beaucoup, mange bien, ne pleure pas souvent, flotche un peu trop à mon goût (et un peu trop souvent une fois que j'ai enlevé la couche), mais il est adorable...

Ah ben voilà, je voulais faire un post rigolo et vous parler de la découverte du tire-lait, instrument glamourissime à souhait, qui fait également boule anti-stress et appareil de musculation des bras (en réalité, c'est mon futur bon de sortie si je veux pouvoir aller me faire un ciné avec Junior, alors glamour ou pas hein). Et bon pis finalement, je vous ai fini ça en un long texte mielleux à souhait tout plein de guimauve...

Fichues hormones...

E.

2012/08/08

Le grand perdant des jeux olympiques

Ce qui est étrange dans ces jeux olympiques, hormis le fait que j'ai totalement oublié à quoi pouvait bien servir ce grand appareil noir dans le salon avant qu'il se mette à diffuser du sport en continu, c'est quand même le grand manque de sens commun en ce qui concerne le style des athlètes.

Je veux dire, okaaaay ils sont là pour faire du sport, ils sont couverts de sueur toute l'année et c'est un peu l'occasion de montrer qu'on peut être sportif ET glamour, mais comment dire... des fois c'est pas tout à fait ça.

Allez on se moque un peu ? (c'est l'été, tout ça...)

Voilà donc ça c'est une coiffure qui n'a jamais existé hein...


Nan mais là c'est pas possible non plus, pis dans l'effort ça ressemble plus à rien.

Oui ok t'as gagné... mais non.

Mmh mmh.. intéressant... mais c'est pas possible non plus hein, allez allez faut pas rester là madame.


Un charmant monsieur... ah on me dit que c'est une dame... oups...


Oula... ah ouais quand même. 

Bon et puis allez, pour se remettre de tout ça, deux athlètes rrrrrrrh juste pour le plaisir :



Me remerciez pas, c'est cadeau.

Bonnes vacances les filles !

E.

2012/07/25

Mon corps m'appartient

Bon je voulais faire un pavé dans la mare de la Mère Cane, mais comme à chaque fois je ne retiens pas quel jour c'est et je me plante. Ben pis tant pis, j'avais envie d'écrire aujourd'hui mais c'est pas le jour du pavé (à la limite ça peut être le jour du pavé au poivre, mais encore chuis pas sûre qu'il en reste)(m'a semblé voir chéri le boulotter l'autre jour)(en enlevant le poivre of course vu qu'il aime pas ça)(cherchez pas).

Bref, où en étais-je ? ah oui, j'étais toute nerf et je voulais coucher ça ici.


Donc pour ceux qui n'auraient pas suivi (ou qui viennent pour la première fois, salut à vous !) je suis enceinte du p'tit frère de Junior. Il sera là d'un jour à l'autre, du moins je l'espère, et ça sera très bien.

J'ai vu mon médecin il n'y a pas si longtemps, pour refaire une déclaration de grossesse pour ma sécu (vous pouvez (re)lire l'article si vous n'avez pas suivi l'affaire), ce qui l'a franchement fait marrer. En même temps, mon médecin, c'est un hybride entre Michel Cymes et Dr House. Il a la réplique cinglante, il se fout souvent de toi, mais tu peux lui poser des questions à la con et il te répondra intelligemment (la majorité du temps)(non parce que des fois c'est House qui prime et ça peut faire mal).

Bref.

Je profite de l'avoir sous la main pour lui parler de mon projet d'après-naissance du P'tit Frère, à savoir ma contraception.

J'ai eu quelques soucis avec la pilule que j'avais prise après la naissance de Junior  (j'ai pris 25 kilos en à peine plus d'un an), et celle que je prenais avant mon mariage avait agravé ma dépression (elle ne l'a pas causée, mais disons que j'en suis sortie soudainement quelques semaines après l'avoir arrêtée, ce qui fait quand même une sacré coïncidence)(coïncidence d'autant plus remarquable quand je me suis renseignée et qu'on m'a confirmé que c'était un des effets secondaires fréquents de cette pilule) et étant donné que j'aimerais autant ne pas retenter l'une ou l'autre de ces expériences, je me suis dit qu'un autre mode de contraception, au hasard sans hormones, pouvait être aussi bien. J'ai testé le stérilet (sans hormone, donc), mais il me causait des règles hémorragiques qui duraient près de 15 jours (et bon appétit si vous êtes à table), et contre ça mon gynéco m'avait prescrit un traitement où je devais avaler 9 cachets par jour juste pour retrouver des règles normales. Euuuuuh oui mais bof. Je l'ai vite fait enlever.

Me voilà donc devant un choix à faire : sachant que deux enfants c'est parfait et que nous n'avons pas l'intention d'en avoir davantage, pourquoi se laisser un risque de nouvelle grossesse au dessus de la tête ? je n'ai pas envie de passer les 20 prochaines années à gober des cachetons pour ne pas avoir à changer trois fois de pantalon dans la journée, et je ne veux plus jouer au petit chimiste avec mes hormones.

Il reste une solution, radicale certes, mais qui répond à mes attentes : la ligature des trompes. C'est définitif, mais comme ça je pourrais vivre tranquilou et faire tzimboum avec Chéri sans avoir peur de tomber enceinte. J'y ai longuement réfléchi, on en a discuté, on est d'accord tous les deux. J'en parle donc avec mon médecin.

Lui semble ouvert, il a bien compris mon problème et pense également que c'est la solution qui conviendrait le mieux à ma situation. Il me prévient malgré tout que ça sera pas possible. Ah bon ? et pourquoi ça ? parce que tous les gynécos du nord Cotentin se sont entendus pour refuser de le faire à quelqu'un de si jeune que moi (huhu)(huhu). Euuuuh mais enfin pourquoi ? à 32 ans et deux enfants on n'est pas assez vieux pour prendre des décisions tout seul ?

Bah non. Les gynécos de Cherbourg, il pensent à ta place. Il se disent que chuis bien mignone, mais que si mon Chéri s'en va avec une plus jeune, plus belle et plus intelligente que moi (le salaud)(en même temps faut déjà qu'il la trouve)(huhu) bref, si Chéri se casse et que je rencontre un autre type, bah fatalement je vais vouloir me reproduire avec lui. Euuuuh ben non.

Je veux dire, y'en a plein qui le font, et c'est tant mieux pour eux, mais je suis pas obligée de faire des enfants avec tous les hommes de ma vie. Déjà j'aimerais assez n'en avoir qu'un seul, d'homme de ma vie, si c'est pas trop demander, mais bon ok alors iiiiimaginons que ça arrive, ben il faudra que le nouveau s'y fasse et puis voilà. S'il veut me prouver son amour, y'a des bijouteries et des fleuristes. J'ai deux enfants, ça rentre bien dans n'importe quelle voiture, je peux les laisser chez mes parents pour les vacances, c'est équilibré, c'est mon souhait de famille, je ne vois pas pourquoi je serais forcée de faire un p'tit troisième juste parce Chéri d'Amour se serait fait la malle avec une pétasse. Et puis zut, j'ai même pas à me justifier, c'est mon choix : deux enfants c'est parfait. Je n'envisage pas d'en avoir trois, quel que soit le père.



Le problème c'est que les gynécos de Cherbourg, il se disent que je suis une gourde incapable de bien mesurer les conséquences de mes choix. Je comprend la démarche, c'est vrai que c'est un cas de figure possible, on est là, on est amoureux, c'est tout beau et un jour bam, je rencontre Chéri n°2 et FORCEMENT je vais vouloir un autre enfant. Nan mais je dis pas, c'est un schéma tout à fait plausible, c'est à la mode, et tout et tout. Là où je ne suis pas d'accord, c'est quand on me l'impose sans autre forme de procès. Qu'on m'intègre de force dans un modèle familial hypothétique dont je ne veux pas. Autrement dit "laisse tomber on sait mieux que toi".

Qu'on m'en parle, qu'on me donne un délai de réflexion, qu'on m'informe à outrance de ce que je suis sur le point de faire, oui ok, mais qu'on m'empêche de le faire, c'est pas un peu too much ? Je ne suis plus une enfant, je suis grande, regarde, j'ai même acheté une maison. De quel droit se permettent-ils de nous infantiliser de la sorte ? de quel droit prennent-ils la décision à notre place ? C'est de l'ingérence pure et simple, et franchement y'a rien qui m'énerve davantage.

Bon alors bien sûr, je devrais pouvoir aller le faire ailleurs qu'à Cherbourg, ça sera moins pratique, et j'aurais un peu l'impression de faire ça clandestinement, mais c'est quand même un monde que de devoir se battre pour ça, non ? 

Qu'on m'appelle Simone Veil, j'ai des trucs à lui dire..

E.

2012/07/19

Fortune cookie

Ah ben comme quoi l'écriture appelle l'écriture, j'ai trouvé de quoi parler...

M'ennuyant toujours autant (voir l'article précédent), je me met à chercher un peu n'importe quoi sur le Ternet. Des photos de jolies salles de bain, des idées pour aménager un massif de plantes à l'ombre (que je ne ferai jamais) et puis aussi à partir de quand je dois accoucher pour que le p'tit loulou à venir soit un lion comme tout le monde (son père, sa mère et son frère, woohoo, ça sera le bonheueuuur). 

Je ne suis pas particulièrement portée sur l'astrologie, je ne lis pas mon horoscope, et quand je le lis quand même, généralement je n'y crois pas. Enfin sauf quand on me prédit un truc vachement chouette, je sais que ça n'arrivera sans doute pas, mais j'aime bien qu'on me le dise. Enfin comme tout le monde quoi.

Non par contre y'a un truc que j'ai remarqué, c'est le fait que les caractères qu'on prête aux signes astrologiques se retrouvent souvent chez les gens de ces signes. Je ne sais pas pourquoi ni à quoi c'est dû, mais j'ai remarqué que c'est souvent le cas, donc du coup, j'y crois (un petit peu... surtout les points positifs en fait)

On est tous des lions chez nous, je l'ai dit, nés fin juillet ou début août, donc on est tous un peu charmeurs et on aime par-dessus tout briller en société. Ouais on se la raconte, okaaay. Mais par contre, on ne ment pas, on fait en sorte d'avoir des raisons de se la raconter, ce qui est tout de même moins nul que si on se contentait de se faire mousser. Je schématise hein, y'a surement plein d'autres caractéristiques que je ne connais pas, d'autant que je suis pas une grande spécialiste non plus...Bon ça c'est le niveau 1 de l'astrologie.

Niveau 2 :  les ascendants. Chéri est un lion ascendant lion, ce qui en fait l'être le plus formidable du monde (non chuis totalement objective, je vous assure). Junior est lion ascendant verseau, ce qui en fait un petit loulou qui aime qu'on l'admire et qui veut toujours avoir raison sur tout, quitte à t'embrouiller jusqu'à ce que tu admettes qu'il a raison. Un p'tit chieur, oui on peut le dire, mais qui sait se rendre absolument adorable, alors ça va. Moi je suis lion ascendant cancer, ce qui fait que j'aime l'harmonie, je hais le conflit, et si en plus on m'admire pour mes qualités de diplomate ou ma déco intérieure, c'est le bonheur.



Niveau 3 :  le signe chinois. Chéri d'amour est dragon, ce qui, ai-je appris, combiné au lion-lion fait que je commence à me demander pourquoi il n'est pas encore une rock star. Junior est un rat. Là ça se gâte parce qu'en plus d'être un chieur, voilà  qu'on me le qualifie de profiteur, médisant et faiseur de problèmes. Pff n'importe quoi l'astrologie ! (bah quoi ? j'ai déjà dit que j'y croyais que quand ça m'arrangeais !). Pour ma part je suis un singe, ce qui me désigne comme l'entourloupeur de la famille, super, merci. On me dit aussi très intelligente et qui aime se la ramener avec son savoir (huhu) et avec une bonne mémoire (heu non là je crois pas par contre).

Je continue donc mes investigations, me balladant et pestant contre ces diseurs de bonne aventure, et je découvre un quatrième niveau : chaque signe chinois est accompagné de son élément selon l'année où tu es né (attention ça se complique).

Ca nous donne donc : Pour Chéri : un lion ascendant lion et dragon de feu, autant dire la classe internationale. Commence à m'énerver çui-là. Tout lui sourit, tout lui réussit, il snobe tout le monde mais tout le monde l'aime et l'admire, gnagnagna, vraiment n'importe quoi...
Pour Junior, on a lion ascendant verseau et rat de terre, ce qui nous le fait assez narcissique, soucieux de son apparence (à peine)(faut quand même préciser que Junior passe une ou deux minutes à se regarder dans la glace à chaque fois qu'il va pisser...), profiteur et charmeur, et qui veut toujours avoir le dernier mot. Mouais on est assez proche de la réalité. Bon jusque là, ça va.

Je me penche sur mon cas, et découvre que je suis singe de métal. Ok. Je suis donc lion ascendant cancer et singe de métal. Je googuelise pour voir ce que ça donne, et là, c'est juste l'horreur, je suis dégoutée. On me décrit comme étant totalement indifférente à mes proches, égoïste, incapable de travailler en équipe car trop indépendante, une personne dont on profite facilement, enfin vraiment super quoi... Heureusement qu'ils ajoutent que je suis un modèle d'organisation et de rigueur (si si), parce que sinon j'ai plus qu'à me pendre...

Non mais sérieusement, ils se prennent pour qui ces chinois ? C'est vraiment n'importe quoi l'astrologie. (scrogneugneu)

E.

Ennui

Envie d'écrire mais pas grand chose à raconter... Je suis dans la dernière ligne droite avec Junior 2 (va falloir que je lui trouve un pseudo plus funky quand même) et franchement (dire ça avec l'accent Marseillais), francheument, j'en ai ras le bedon.

Junior est chez ses grand-parents, et j'avoue que j'échangerais bien avec lui : fête foraine, visite de chalets d'automates, ballade au zoo, bac à sable en forme de drakkar dans le jardin... moi aussi je veux des vacances chez Papy-Mamie ! Mes journées se résument à passer du PC au canapé, du canapé au PC, un p'tit pipi toutes les 20 minutes, et voilà. Et je m'ennuie ! Moi qui pensais que j'allais pouvoir apprécier une journée toute entière sans m'occuper de Junior, ben en fait non. Et on attend. On attend le jour J, où il faudra partir pour la maternité, la valise sous le bras, dans pas trop longtemps j'espère.




A mon ennui s'ajoute ma sécu chérie, que je n'arrive pas à contacter (doivent être tous partis en vacances) et à qui j'aimerais bien demander si ENFIN ils ont bien pris en compte mon congé maternité, nan parce que ça commence à bien faire aussi cette histoire.

Enfin voilà, une grossesse qui va sur sa fin, du moins je l'espère, des journées remplies de pas grand chose, un petit coup de fil au titi le soir où il me raconte ses aventures de la journée, et voilà. Pfff vivement la suite !

E.

2012/07/11

Bio-logique

Je sais qu'avec cet article je vais m'attirer les foudres des bobios qui trainent alentours (et ils sont nombreux) mais il est temps de réparer une ou deux idées reçues qui commencent à me fatiguer : non, les produits bios n'ont pas nécessairement meilleur goût, non ils ne sont pas nécessairement écologiques, et oui, ils peuvent contenir des produits qui ne sont pas bons pour la santé.

Voilà, c'est dit.

Attention hein, je ne défend pas du tout l'agriculture conventionnelle qui utilise pesticides et autres granules parfois à outrance et qui ne se rend pas forcément compte de l'impact sur l'environnement (ou parfois qui s'en fout).

Bref, la question n'est pas de confronter deux modes de production, mais bien d'arrêter de tout mettre dans le sac "bio" et surtout de m'emmerder avec des emails qui me vantent tous les bienfaits de ces produits, quitte à me promettre de meilleures dents et une vie plus heureuse avec mes amis du bout du monde (véridique)(et je ne vois toujours pas le rapport entre les deux).

Ma mère me faisait cette réflexion l'autre jour : elle avait acheté du pain de mie bio et me disait "Regarde-moi ça, ils osent appeler ça bio alors qu'il y a de l'huile de palme dedans !
Oui maman, ils ont tout à fait le droit d'appeler ça "bio" s'ils répondent aux critères de production contenus dans le cahier des charge du ministère de l'agriculture." (bon on a des conversations moins chiantes, hein, je shématise)
- non mais tu te rends pas compte, l'huile de palme, ça détruit les forêts !
- oui oui maman, mais ton fabriquant de pain de mie, il utilise juste des produits avec le label bio, c'est à dire qui ont poussé sans pesticides ou engrais chimique, il s'en fout de la forêt".

Bon autant dire que ça a jeté un froid. Mais au bout d'un moment, un produit bio, qu'ils soit végétal ou animal, ça concerne uniquement son mode de production. Ca ne veut pas dire que les plats cuisinés bios contiennent moins de sel ou moins de gras, ou qu'ils feront du bien à votre cholestérol. On peut tout à fait manger de la raclette bio, avec charcuterie bio et patates bios et prendre 3 kilos tout en se bouchant les artères.

Le doute est entretenu dans les grandes surfaces où on met souvent le rayon bio et le rayon diététique au même endroit. Vous ne serez pas plus mince en mangeant bio. Les produits bios ne contiennent pas plus de vitamines que les autres non plus. Tout ce que vous gagnerez au niveau alimentaire, c'est que vous n'absorberez pas les produits chimiques utilisés dans l'agriculture conventionnelle, ce qui est déjà une très bonne chose, on est d'accord.

Mais ça ne veut pas dire non plus que ça respecte mieux l'environnement.

Enfin si, dans le champs, on respecte la nature en n'arrosant pas son carré de pesticides ou d'engrais chimiques (ce qui n'empêche pas d'utiliser des produits naturels pour aider à pousser). Par contre, rien n'interdit d'envoyer son produit dans un emballage pas recyclable, de lui faire faire 13000 km en avion, voire d'emballer ses fruits et légumes deux par deux sur du polystyrène entouré de film étirable.

Niveau écologie, on repassera...

Et tant qu'on y est, ça ne veut pas dire non plus que les petits producteurs du Guatemala ou de je-ne-sais-où touchent un smic européen et vivent dans des maisons en dur avec la télé et le chauffage central. Bio, ça ne veut pas dire équitable. On peut tout à fait produire des bananes bios et payer ses ramasseurs à coup de pied au cul.

Maintenant qu'on a remis toutes ces idées reçues à leur place, il faut bien avouer que oui, souvent, les agriculteurs qui font l'effort du bio ont aussi une démarche qualité derrière : quitte à produire plus sain, autant produire des aliments qui ont une meilleure qualité gustative. Oui ok, mais c'est pas parce que c'est marqué bio dessus que c'est forcément le cas. Comme partout, il y a des producteurs scrupuleux et intelligents qui font de très bon produits, et d'autres qui ne font que surfer sur la vague pour pondre des trucs insipides et les vendre à prix d'or.


Donc les produits bios sont très bien, mais arrêtons de leur prêter des vertus qu'ils n'ont pas. Et si les emballages pouvaient être un peu plus écolos, ça ne serait pas plus mal non plus (et un peu plus logique dans l'idée).


E.