2011/12/12

Les fleurs du lundi (l'autre lundi)

Oula mais c'est que ça passe vite une semaine ! En plus j'ai eu un de ces week-end... Junior et ses patins n'ont pas fini de nous faire nous déplacer, je te le dis...

Donc pour la faire courte : samedi soir, à la patinoire de Caen, il y avait match et présentation des pitis (et des grands) sur la glace avant le coup d'envoi. Les ch'tis gars de Cherbourg étaient invités aussi (on était 4..). Nous, comme on n'est pas les derniers pour déconner, on y est allés. En plus, le lendemain, il y avait atelier Fairplayzir à la même patinoire avec les même gens (incroyable). Du coup on a pris un hôtel et on a emmené le chien très con (et on a prié pour que dans son infini bonté il ne pisse pas sur le lit). Ca c'est bien passé au final, mais remarque, on l'a peut-être quand même un peu induit en erreur, je sais pas, la prochaine fois on n'oubliera pas son bol je crois. (oui c'est de l'eau dedans)


Alors un atelier fairplayzir, pour toi qui n'y connais rien aux joies des parents de hockeyeur (t'en as de la chance), c'est un rassemblement d'une 50aine de gamins entre 3 et 9 ans (bon là je crois qu'il y avait des plus vieux, en fait j'ai pas encore tout bien compris), avec chacun un ou deux parent (on en est donc à 125 personnes grosse maille), entassés dans des vestiaires pas vraiment conçus pour autant de monde, avec chacun un GROS sac de sport, plein d'équipements à enfiler tant bien que mal, pendant que la dame d'à côté te marche dessus et que le gamin de l'autre côté hurle qu'il trouve pas ses chaussettes, et que ton gamin n'a qu'une seule envie, c'est d'aller courir avec son copain, qui se trouve à l'autre bout du vestiaire (il lui crie donc des tas de trucs dans ton oreille histoire de garder le contact pendant que tu lui enfiles ses protège-tibias). 

Le plus drôle dans un atelier fairplayzir, c'est qu'on te convoque à des heures totalement loufoques alors que tes gamins ne vont pas aller sur la glace pendant au moins une heure (la dernière fois c'était rdv à 8h30 à Rouen, quand on habite à Cherbourg, c'est un peu n'imp'. Là c'était 11h, avec patinage sur l'heure de midi. Va dire à ton gamin de 3 ans qu'il va devoir attendre pour manger, vas-y, je te regarde (et je ris)(jaune)). Il faut donc garder son gosse surexcité, surchauffé, suréquipé, surénervé et suraffublé d'un maillot taille adulte (je te rappelle que Junior a trois ans) pendant une heure et demi dans le vestiaire ou le couloir. Tu veux ma place ? non ? vraiment ? La prochaine fois on ne se fera pas avoir, on viendra un quart d'heure avant l'entrée sur la glace et tant pis pour le café de bienvenue (dont je n'ai même pas vu la couleur du coup). 

La classe, non ?
J'avais fait un cake au thon parce que ça se fait d'amener un truc à manger (cake qu'on a boulotté dans le couloir et les gradins, tant pis pour la convivialité, il était 12h30 quand les gamins sont allés sur la glace, fallait qu'il mange avant), et finalement on est partis avant la fin parce que Junior était crevé. Forcément, il n'a pas l'habitude de patiner sur la glace (rapport au fait que la patinoire de Cherbourg est en travaux jusqu'à nouvel ordre et qu'ils patinent en roller dans un gymnase en attendant), et en plus c'était pendant l'heure de la sieste . 

Bref, un week-end un p'tit peu éreintant. En plus, on n'a pas vu le match du samedi soir en entier vu qu'on était avec Junior (qui lui n'a rien vu du tout et a joué avec des gamins dans les gradins.). La phrase du jour a été : "ça t'a plus le match ? - le match de quoi ?" je crois que tout est dit.

Bon avec tout ça, que je n'oublie pas les fleurs de ce lundi :


Tout en violet. C'était pas forcément voulu au début, mais j'avais commencé par faire deux tissu violets de suite, du coup je me suis dit que ça serait amusant de faire une thématique violette pour la semaine, et en fait je crois que je vais continuer parce que j'ai trouvé ça marrant à faire (oui, je suis une vraie fofolle)


E.

2011/12/05

Les fleurs du lundi


J'ouvre une nouvelle rubrique histoire de faire un peu de promo pour mes nouvelles petites créations : des fleurs en tissu que je vends sous le nom d'Emma et ses fleurs. Ce sont toutes des modèles uniques, cousues à la main, et sans vouloir trop me vanter ça marche déjà du tonnerre.

Alors pour vous esspliquer un petit peu le principe : il y a onze formes de fleurs différentes (ancolie, aster, camélia, clématite, fleur de tiaré, lys, magnolia, marguerite, nymphéa, pivoine et rose) et pour chaque tissu que j'utilise, je fais une fleur de chaque. Comme ça pas de doublon. Et si vous ne trouvez pas votre bonheur, bah c'est que la fleur a déjà été vendue... Nan mais pleurez pas, je refais le plein toutes les semaines.

Alors ces jolies fleurs, vous pouvez les acheter comme ça si vous voulez les coudre sur un truc ou les coller sur un paquet cadeau, c'est comme vous voulez, mais surtout, je les propose en broche, en serre-tête, en bandeau, en barrette, en peigne, j'en passe et des meilleures. Je crois que le plus simple c'est encore d'aller voir sur le site lui-même. (hein oui que j'ai raison ?)

Donc pour en revenir à ma nouvelle rubrique, voici les fleurs de ce lundi (c'est le jour où je rentre mes créations de la semaine dans l'ordinateur). 


Sinon, j'ai aussi une boutique sur A Little Market (mais là, je n'y vend que des broches). Ce sont les mêmes fleurs, et vous pouvez aussi aller y faire un tour en cliquant sur la petite présentation là à droite.

Voilà, je vous laisse jeter un œil, je suis dans le coin si vous avez besoin.

E.

ps : n'oubliez pas de dire que vous m'aimez sur fesse-bouc !

2011/11/20

Avec qui aimerais-tu remplir un questionnaire ?

J'ai reçu un email qui me dit que je dois remplir un questionnaire (genre quelqu'un a fait un graffiti sur moi ou j'sais pas quoi). Bon. Admettons. J'adore parler de moi-même de toute façon.

Par contre les copines, ne comptez pas sur moi pour entretenir la chaîne de l'amitié, déjà que je le fais pas quand il s'agit de sauver un chaton cancéreux (même sous la menace de voir s'abattre sur moi toutes les plaies d'Egypte), alors bon...

Donc voilà le questionnaire en question, basé, si j'ai bien tout compris, sur mes relations fantasmées avec des personnalités.

Elles commencent toutes par "avec qui aimerais-tu" :

1 : aller danser en boite
Fergie, ça doit être une sacré déconneuse, et puis elle a l'air sympa (et elle doit entrer gratos en boite j'imagine)

2 : partager ton petit déjeuner
Georges Clooney (who else ?)

3 : partir en vacances
Là, tout dépend du genre de vacances. Si on fait des fouilles (oui c'est un fantasme, partir faire des fouilles archéologiques pour les vacances (à bon entendeur)), alors je pars avec Yves Coppens. Si c'est un voyage pour découvrir un pays, je pars avec Frédéric Lopez (rrrrrrh). J'aurais pu mettre Antoine de Maximy, mais il est moins rrrrh. Si c'est pour glander sur la plage, je reste chez moi, j'aime pas ça.

4 : diner aux chandelles
Matt Damon (rrrrh)

5 : faire un bœuf
Chris Martin si c'est pour faire de la musique. S'il s'agit de cuisiner un bœuf, je choisi Maïté. Si c'est pour inséminer une vache, là franchement je démissionne.

6 : faire un long trajet en voiture
Edouard Baer (quoi que... peut-être pas en fait)

7 : être prise en otage
Wolverine. Je devrais m'en sortir rapidement avec lui à mes côtés.

8 : faire un jeu vidéo

9 : ramasser des champignons
Michel Cymes. S'il n'y connait rien aux champignons, il pourra toujours me soigner, ou me raconter des blagues débiles...

10 : apprendre à nager

11 : préparer des sushis
Akira Kurosawa sama. S'il ne sait pas les faire, il fera toujours couleur locale.

12 : regarder un dessin animé
Rowan Atkinson. A condition qu'on soit dans un cottage anglais, avec feu de cheminée, fauteuils en liberty, tasse de tea et couverture écossaise. Et des cookies.

13 : faire des galipettes
Mon chéri.

14 : partager une colocation
Chandler et Monica. Un qui me fait rire, l'autre qui fait le ménage...

15 : avoir un enfant
Mon chéri, qui d'autre ??

E.

2011/11/17

Crise de foi

Ce matin, j'ai lu l'article sur l'invitation ballon de baudruche de My Day, qu'elle a trouvé sur le site Oh happy day, du coup, je me suis mise à chantonner ce gospel, puis à chercher les paroles, puis à me dire que je rerererererererererereregarderais bien la vidéo de Sister Act 2, quand le gamin fait une note incroyable qui fait que mon petit cœur fait un bond à chaque fois.

Je file donc sur Youtube :


Et puis de fil en aiguille, au troisième visionnage, je me dis "tiens oui, c'est quoi déjà le nom de l'église qui fait des gospel aux Etats-Unis, est-ce que ce sont les réformés, les presbytériens ou bien les calvinistes ?". Du coup, pour trouver la réponse, je googlelise un peu et je trouve : ce sont les protestants. Pour continuer dans ma quête de savoir, je wikipède les protestants pour voir les différences avec les catholiques.

C'est là que tout a basculé : dans l'ensemble je trouve ça vachement mieux que l'idéologie catholique, bien plus d'ouverture d'esprit, moins de dogmes, moins de rituels dépourvus de sens, plus de liberté de penser...

Bon je sais bien que c'est de la théorie et que dans la réalité, il y a des cons et des fous de dieu partout, et puis de toute façon, je ne suis catholique que sur le papier parce que je ne vais jamais à la messe, et que dans la réalité je voue un culte secret aux kinder bueno.

Bon mais quand même, maintenant que j'ai découvert que j'étais protestante, est-ce que je ne devrais pas me manifester dans un temple protestant ? comment est-ce qu'ils vont le savoir sinon ? mais si j'y vais, et que je ne vais pas à la messe après, parce que je ne serai pas plus assidue ni plus croyante pour autant, est-ce qu'ils ne vont pas trouver ça bizarre comme révélation de foi ? est-ce que je vais être obligée d'aller à la messe juste parce que j'ai regardé une vidéo sur youtube ? 

Parce que d'un autre côté, c'est quand même quelque chose qui nous définit, même si on n'est pas pratiquant, ma famille est catholique, pas forcément très pratiquante non plus (enfin pas beaucoup en tout cas) donc je me définis moi-même comme catholique, et puis j'ai été baptisée, communiée et mariée à l'église. Et si j'ai un second enfant et que je le fais baptiser lui aussi (plus par convention sociale et comme bonne excuse pour faire de jolies invitations et retrouver toute la famille, certes, mais j'y tiens quand même) et qu'en réalité je suis protestante, ça ne va pas du tout, enfin je crois...

Et puis est-ce qu'on peut réellement avoir une révélation juste en parcourant quelques sites internet ? d'autant que je crois aussi beaucoup aux midichloriens... Compliqué tout ça.

Un grand bouleversement dans la force, je ressens.

E.

2011/11/15

Citrouilles sur glace

La semaine dernière a été assez rock & roll. Avec chéri d'amour et Junior (et le chien très con) on est allés passer la semaine chez mes parents pour au moins deux raisons : le dimanche il y avait un atelier de hockey à Rouen pour Junior et mercredi à Paris y'avait le concert des Smashing Pumpkins (oui je fais sécher l'école à mon fils pour aller voir des concerts, chuis une déglingo).

Donc nous voilà embarqués dès le vendredi, avec des valises bien tassées et optimisées parce qu'il fallait trimballer en plus les affaires de hockey de Junior qui prennent quand même vachement comme place (cf ici). Du coup j'optimise à mort (bon le fait que Junior soit propre nuit et jour à présent a joué en ma faveur, c'est que ça prend de la place les couches) et nous voilà partis.

Le samedi je fais un gâteau parce que l'entraineur de hockey nous a dit que ça se faisait d'amener un gâteau, donc je fais un gâteau (chuis disciplinée, tas vu ?) : un quatre quart aux poires (une vraie tuerie, allez je vous donne la recette : 3 œufs, le même poids en farine, le même poids en sucre (un peu moins si les poires sont bien sucrées), le même poids en beurre (si si), 4 bonnes pincées de sel (c'est ça qui le rend super bon) et les poires coupées en morceaux. Au four 30-40 minutes à 180°. Et là, miam, donc).

Le soir, on va faire un premier repérage de la patinoire, vu qu'il y a un match des Dragons de Rouen (contre les Brûleurs de loups de Grenoble. Ouais je sais, les équipes de hockey, c'est un peu comme les équipes de foot américain, les noms sont très.. aaargh). Nous partons donc gaiement vers la patinoire, que Tomtom nous indique à l'autre bout de la ville (celui-là, depuis que je l'ai réglé à nous parler avec l'accent Québecois, il est est devenu tout con). Bon heureusement, on sait qu'elle se trouve sur une île, on sait laquelle, et vu qu'elle ne fait pas des kilomètres de long, on devrait tomber dessus un jour où l'autre. On mange là-bas, on rejoint notre place dans les gradins, on s'éclate, on gimmefive dans la patte de la mascotte, on manque de se prendre le palet deux fois (un peu comme là), les Dragons gagnent, on est contents, on va faire un tour à la foire (ah oui en plus au même moment, y'avait la foire St Romain à Rouen, un truc de fou)(tu dis si t'en as marre des liens à tout bout de champ hein)(ou des parenthèses, je sais que je fais beaucoup de parenthèses)(enfin t'hésites pas surtout), et après ça on rentre parce que le lendemain, faut se lever tôt.

Le dimanche matin, donc, de bonne heure et de bonne humeur (à la patinoire à 8h30, 40 minutes de route, 1 heure de préparation avant de partir, méeu c'est dimanche !) on emmène Junior à son atelier Fair Play Zir, une cinquantaine de gamins de moins de 9ans sur la glace et presque toute ma famille venue assister à ça et prendre des photos (C'est Junior qui était content, lui qu'on surnomme Narcisse tellement il s'aime...)



Meuh non son maillot n'est pas trop grand...

Bon lundi pas grand chose, mardi on a fait une journée "c'est la fête" : visite d'une jardinerie avec parc animalier (oui oui pas juste les cages avec des souris, un vrai parc animalier) et articles de Noël (joie de Junior), puis resto pas cher et où on vous sert de la terrine comme d'autres vous offrent des salades de bienvenue, le pot direct sur la table (joie de tout le monde), puis sieste (joie des parents), puis foire St Romain (joie du gars qui fait payer 3 euros pour la pêche au canard).

Mercredi on se dirige vers la câpitale pour le concert, et puis vu qu'il est au Zénith, dans le parc de la cité des sciences et que notre hôtel, oh ben tiens, est lui aussi à côté de la cité des sciences, ben on décide d'aller voir la tour Eiffel (nan je déconne on est allés à la cité des sciences). On a passé une après-midi super sympa, on a même fait notre sport de la semaine avec les escalators qui ne marchaient pas (ouf le savoir ça se mérite !) puis le soir on s'est dirigés gaiement vers la salle de concert. Bon je vous la fait courte : le concert n'était vraiment pas bon. J'ai écrit un article là-dessus, je voulais le donner à Discordance mais vu que mon rédac' chef (enfin dois-je toujours me considérer comme une rédactrice ? je sais pas, je crois que ma participation a périmé un jour sans que je le sache. bon bref) J'ai envoyé mon texte  mais comme j'ai pas reçu de réponse (soit que mon texte est trop nul, soit qu'il a changé d'adresse email, enfin dans tous les cas c'est un peu tard maintenant) donc ben je vous le livre à vous, tant pis pour lui (ou tant pis pour vous) :

"La soirée était pourtant douce, la lune était pleine, la fosse et les gradins du Zenith de Paris l'étaient aussi, et les Smash.. pardon, Billy Corgan et ses musiciens étaient là, donc tout aurait dû bien se passer, seulement voilà : la colle n'a pas pris.

Il est des rencontres qui ne se font pas, et cette soirée en était la preuve douloureuse, car les Smashing ont eu affaire à un public glacial, arctique même, à se demander si tous ces gens n'étaient pas venus là par erreur. A qui la faute ? Peut-être un peu à la première partie, un vague groupe venu du Texas dont le nom ne mérite pas d'être retenu, et qui avait pour seul mérite de pousser le volume à la limite de la douleur, un son hyper saturé cachant la misère de leur prestation et rendant la moitié de la salle totalement sourde (l'autre moitié ayant les mains sur les oreilles). L'ingénieur du son n'ayant pas fini d’œuvrer, cette qualité de son s'est retrouvée dans le concert des Smashing Pumpkins, mais semblant toutefois s'améliorer à mesure qu'on perdait de l'audition. Connaissant le perfectionnisme de Billy Corgan sur scène, on ne peut que s'étonner que ce gars ait pu finir la soirée sans recevoir le moindre geste d'agacement.

Est-ce pour cela que le concert a vu si peu de réaction ? pas de bras en l'air, pas de gens qui sautent, qui chantent, qui tapent des mains (ou si peu !), des gradins qui sont restés désespérément assis. Même le demi-cercle devant la scène, repère des irréductibles fans, ne bougeait guère plus qu'une file d'attente à la poste. Billy Corgan a certes failli dans sa prestation, une performance décevante dans l'ensemble. On le sait très peu communicatif et il n'a pas dérogé à la règle. Le concert était assez mal articulé, beaucoup de chansons nouvelles en ouverture, et trop peu de tubes reconnaissables malgré le son saturé. Il a pourtant tout fait pour ranimer ce parterre dormant, gesticulant, lançant ses bras, hurlant dans son micro, mais à peine la mayonnaise prenait-elle quelle retombait comme un mauvais soufflé faute de conviction des deux côtés. Tout cela semblait forcé et finalement assez peu spontané.

Seul le rappel a ressemblé à un vrai concert, mais il était déjà trop tard pour convaincre. Un concert qui sentait la fin de carrière, la première fois qu'on en ressort en ayant plus mal aux fesses de rester assis plutôt qu'aux main, aux pieds et à la gorge à force de hurler.

Décevant est l'adjectif qui convient le mieux pour toute la soirée, et ce des deux côtés de la scène."

Voilà. On a ensuite essayé les épiceries automatiques (ouais je vis à la campagne, ça va), une bonne demi-heure pour un lion et une bouteille d'eau, c'est pas encore au point hein...
On est rentrés le lendemain, puis l'un de mes frères est venu manger avec sa petite famille le soir, puis on est encore rentrés le lendemain, mais cette fois chez nous. Pfouf.

Et à peine arrivée, qu'est-ce que j'ai fait ? ben j'ai bossé (stakhanoviste, va).

Allez j'y retourne.

E.

2011/11/14

Lettre ouverte à mon chéri

Mon chéri,

Tu ne l'as de toute évidence pas remarqué, mais le placard à linge de maison est organisé selon une logique bien précise, que je m'en vais t'expliquer de ce pas :

- les taies d'oreiller se rangent avec les taies d'oreiller

- les housses de couette se rangent avec les housses de couette

- les draps housses se rangent avec les draps housses

Je sais que c'est une façon de faire un peu compliquée, mais si tu l'apprends par cœur, je suis sure que tu arriveras toi aussi à ranger correctement le linge.

Bisous doux,

Ta chérie.

ps : peut-être qu'avec un moyen mnémotechnique...

Au pire j'appelle SOS ménage...
E.

2011/11/03

Caen, One point.

Ayè, je suis allée voir ce matin cette endocrino Caennaise. Pour les gros nuls qui n'ont pas suivi l'affaire, lisez ici.


Bon, déjà, ce n'était pas une vieille bique méchante comme une teigne comme me le prédisait si gentiment mon chéri (dans le but de me faire arrêter de stresser... hum mouais bon qui veut lui offrir "le tact pour les nuls" à noël ?). Nan mais sans rire, elle était bien, elle avait des chaussures bleues turquoise de folie (ouais nan mais je sais que ça n'a rien à voir, mais bon) et surtout, elle ma écoutée, m'a souri, elle a noté tout ce que je disais dans son petit classeur, quand j'ai dit le poids que j'avais pris elle l'a noté, quand j'ai dit qu'avant que je tombe enceinte je mangeais comme une ado attardée, elle l'a noté, quand j'ai dit que maintenant je mangeais bien, elle l'a noté, et quand j'ai dit que Cherbourg-caen y'en avait pour une heure et demi, ben elle l'a noté aussi (non elle ne dessinait pas des petits canards, je voyais bien qu'elle écrivait (mais elle a une écriture de médecin, pas moyen de la relire, surtout à l'envers)).

Bref, (mais c'est vrai qu'on a l'impression de faire du plagiat chaque fois qu'on écrit ça maintenant)  le rendez-vous s'est à peu près bien passé, je me suis mise en sous-vêtements, je me suis pesée (bonne surprise, ça a été pire que ça par le passé) et elle m'a pris la tension, m'a tâtée de partout, m'a tiré les cheveux (ouais enfin doucement hein) en m'expliquant que c'était normal pour un entretien d'endocrino (je n'ai rien dit, mais celle que j'avais vu avant ne m'avait même pas touchée...). 

Ensuite on a discuté, elle a épluché ma façon de manger (le fameux tableau où on note tout ce qu'on mange) tout en m'expliquant que ça ne pouvait pas venir QUE de l'alimentation parce que quand même je mangeais assez bien, mais elle m'a montré que je ne mangeais pas assez de protéines (allez mon chéri tu peux l'avouer maintenant, que tu l'as appelé en douce pour que je te cuisine plus souvent de gros steaks...) et puis on a parlé de mon accouchement, et là, pouf, je me suis effondrée en larmes. Bon faut dire que je l'ai su-per mal vécu à l'époque, ajoutons à ça que j'ai grignoté des bonbons toute la route (chute de glycémie, c'est crédible ?), que j'ai la crève depuis un mois et demi, mal dormi, et lu un article vachement émouvant sur la grossesse de Carla dans la salle d'attente, donc voilà quoi. 

Et là, me voyant les larmes aux yeux en train de parler de mon petit bout et de ma détention hospitalière, la voilà qui reprend son stylo et note des trucs. Qu'est-ce tu fais ? pourquoi t'écris un truc dans ton petit classeur ? chuis pas dépressive, hein... Bon ok, j'ai un problème avec les hôpitaux. Dans mon cerveau, hôpital = prison avec des gens méchants qui font rien qu'à m'embêter quand je suis malade, et dans laquelle je suis enfermée pour une durée inconnue. Bon ben moi je trouve ça flippant comme situation, pas vous ? Et en reparler, de mon accouchement, d'abord j'évite, mais s'il le faut ben ça fait mal. Pis la chute de glycémie, toussa toussa, enfin bref. 

Bon au final, elle m'a donné une liste longue comme le bras de prises de sang et d'autres fluides à tester, et on se revoit dans un mois. 

To be continued, donc, mais j'ai bon espoir.

E.