2012/05/25

Towel Day

Oui, aujourd'hui, vous le savez sans doute pas, mais c'est le Towel Day.

Towel = serviette pour les non anglophones

Alors qu'est-ce donc que le Towel Day ? Vous voulez dire à part un rassemblement relativement underground de gens azimutés et fichtrement rigolos trimbalant avec eux une serviette plus ou moins propre ?

Bon tout d'abord, pour comprendre, il vous faut quelques outils.

Il faut déjà avoir lu les 5 tomes de la trilogie (si si) du Guide Galactique de Douglas Adams, et par pitié, trouvez-vous une traduction qui date d'avant 2005 (une de Jean Bonnefoy par exemple, qui est juste un excellent traducteur) et donc d'avant la sortie du film H2G2 qui est, soyons francs, un gros nanar. Pourquoi ? parce qu'on a jugé bon à l'époque de ressortir les livres d'origine (excellente initiative en soi) mais avec une nouvelle traduction qui ne prend pas du tout en compte les jeux de mots hilarants (si vous avez une once d'humour s'entend) et ne traduit pas les noms des personnages et autres planètes mais les redonne tels quels, en anglais, et vu qu'on n'est pas tous de grands anglophiles, on ne comprend pas  nécessairement toute la subtilité et la drôlerie de tout ça. Bref, on passe à côté de la moitié de l'intérêt des bouquins, et ça c'est tellement un crime que si vous les lisez quand même comme ça je vous cause plus.

Ensuite, il vous faut une petite compréhension de l'humour anglais. Voire il faut adorer ça. C'est pas complètement nécessaire, mais si vous voulez comprendre pourquoi le Towel Day est important, il vous faut comprendre ce détachement et cet amour du ridicule assumé. Je vous conseille le visionnage d'un ou deux Monty Python, ça ne pourra que vous faire du bien.

Allez un petit bout pour le plaisir :


Bon déjà si vous avez ça, c'est bien.

Ensuite, bien sûr, il vous faudra une serviette. Quant à comprendre l'intérêt pour les serviettes, ça ne pourra venir qu'une fois que vous vous serez imprégné de tous les éléments sus-cités. Je regrette, mais c'est quand même un peu une fête pour initiés.

Ah oui parce que le Towel Day c'est une fête ! D'ailleurs on a programmé plein de choses à Paris et à Lyon (et peut-être ailleurs, mais je n'en ai pas entendu parler)

Dans la câpitâle, parce exemple, c'est organisé par le Grand Ordre de la Serviette (GOS). Voici le programme des festivités (ça se passe à Epitech) :

11h : ouverture de la salle et diffusion du film H2G2 (z'auraient pu s'en passer à mon humble avis, mais bon)
13h : conférence (si si) sur le H2G2 par Nicolas Botti du GOS
14h : Scènes théâtrales improvisées, cosplay, concours de la plus belle serviette (yooouuuhhh)
15h : Conférence sur le 42 par Nicolas Botti (toujours le même) (ah oui alors pour comprendre cette histoire de 42, c'est toujours pareil, hein, faut avoir lu les bouquins)(et après ça vous ne regarderez plus les souris de la même façon)
16h : goûter tea and jelly (miom)
Et toute la journée une expo-vente d'objets dérivés H2G2

Ensuite, aux arènes de Lutèce, vous avez les jeux olympiques de la serviette, et rien que le titre donne envie d'aller voir. (j'espère seulement qu'ils n'ont pas d'épreuve d'hyper cricket pèlerin *)



C'est quand même super zut que je n'y sois pas, sois dit en passant, parce que, oui, tout me botte à fond (chuis une nerdette, faut pas croire)

A Lyon je n'ai pas le programme, mais ça doit être au moins aussi foufou !

Allez, aujourd'hui, tout le monde avec sa serviette !

E.

* Il y a des milliers de millions d'années, une race d'hyperintelligences pan-dimensionnelles (dont la manifestation physique au sein de leur propre univers n'était pas fort différente de la nôtre) en eut tellement marre de ces querelles qui interrompaient sans cesse leur passe-temps favori, l'hyper-cricket-pèlerin (un jeu curieux où les gens se tapent soudain dessus sans raison immédiatement apparente, avant de détaler à toute vitesse), qu'elles décidèrent de s'asseoir un moment pour résoudre leurs problèmes un bonne fois pour toutes.
Et à cette fin, elle se construisirent un stupéfiant superordinateur si fantastiquement intelligent qu'avant même d'être raccordé à ses banques de données, il en était, en partant de : Je pense donc je suis, déjà parvenu à déduire l'existence du gâteau de semoule et de l'impôt sur le revenu avant qu'on ait eu le temps de l'éteindre. (Douglas Adams, Le guide du voyageur galactique)

2012/05/16

J'ai craqué...

J'ai commandé "un peu" de tissu pour mes broches...

Avouez qu'ils sont trop choupinous tous ces coupons !

C'était pas la fameuse marque de chaussures sur internet, mais j'ai crié pareil quand le facteur est arrivé ! Trois jours que je guette son arrivée comme une gamine au pied du sapin.

Bon avec ça j'ai de quoi faire deux-trois fleurettes (847 exactement), ça devrait m'occuper quelque temps (ça et puis un projet d'une amie en cours depuis près d'un an, et que j'avais oublié... la honte internationale, quoi...).

Bon mais enfin gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii tout ce tissu !!!

E.

2012/04/26

De l'auto-censure

J'ai longtemps hésité à écrire ce qui va suivre (même si à ce stade je n'en ai encore qu'une vague idée), parce que je m'auto-censure. S'il y a bien une chose que j'ai du mal à gérer, c'est de créer du conflit. J'en ai parlé il y a quelques semaines, je crains beaucoup de devenir la cible du déchaînement des idées, même si la plupart du temps ça ne me freine pas pour dire ce que j'en pense, mais ça me fait souffrir quand même (suis maso).

Cette fois c'est différent, parce que je sens une véritable violence latente dans tout ce que je lis, et je ne tiens pas tellement à mettre le doigt dedans. Le débat est d'une virulence sans égale et ça m'effraie.

Je pourrais ne pas écrire cet article et rester songeuse dans mon coin, mais ça m'ennuie de ne pas dire ce que j'en pense, et j'estime que j'en ai le droit (pour le moment). Je n'ai pas l'âme d'un Gandhi, mais je préfère autant que tout le monde reste non-violent (si c'est pas trop demander)(merci de garder cette requête en tête jusqu'à la fin de l'article)(pas taper).

Ceci n'est qu'une illustration, elle ne reflète pas mes opinions (ni le contraire) (pas taper).

Depuis quelque temps, et surtout depuis les résultats du premier tour, j'ai l'impression que le monde s'emballe. En face de chez moi les colleurs d'affiche se livrent une bataille sans fin, la tête du gars sur le papier change tous les jours, ils arrachent l'affiche précédente, lui crèvent les yeux, taguent "escroc" dessus, avant de coller leurs propres affiches, il y a un tas de papier pourrissant au pied du mur, ça devient vraiment n'importe quoi. Comme si les gens allaient se décider en fonction du dernier à rester affiché sur le mur. Comme si on avait besoin de voir la tête de l'un ou de l'autre pour se prononcer.

Je n'ai pas l'impression d'être un lemming, je n'ai pas l'impression que les gens autour de moi soient si stupides.

Pourtant je vois partout, dans des blogs, sur facebook, à la télé, des gens qui font clairement de la propagande. Je ne vois pas comment on peut appeler ça autrement. Ca va dans les deux sens, aucun n'est épargné, mais plutôt que d'expliquer ce qu'on compte faire, on s'escrime à démontrer que l'autre candidat est un monstre assoiffé de sang, incompétent et uniquement intéressé par le poste.

Les deux.

Tout pareil.

Ca pourrait me faire rire, autant de mauvaise foi et de prenez-nous-pour-des-cons, mais ça m'inquiète. Ca m'inquiète parce que ça prend des proportions délirantes. J'ai lu hier cette histoire de biscuits, des gens qui se lancent des yaourts à la tête parce qu'ils n'ont pas les mêmes idées politiques ? non mais sérieusement ?

Je vois sur facebook des images, des textes, des deux bords (oui je me félicite d'avoir des amis des deux bords, même si je pleure à l'idée que si je les invitais tous à diner ils finiraient par se foutre sur la gueule, et ce malgré ma forêt noire de folie (qui volerait sans doute dans le salon)(quel gachis)) et ça me fais peur. Je n'ose pas aborder le sujet avec eux, je n'ose pas donner mon avis, surtout que des avis, j'en ai peu, la politique, franchement, ça m'intéresse à peu près autant que les résultats de la dernière course de Vincennes, mais je me demande à quel point ils croient en ce qu'ils publient ou relaient. A quel point ils sont "à fond dedans" et si cela ne me montrait pas une image d'eux que je ne connaissais pas (et que je n'avais pas particulièrement envie de connaître).

Dans les médias, les blogs, les journaux, on trouve des infos sans fondement apparent, des chiffres sans source, qui servent juste à s'exciter, quitte à se battre physiquement pour faire rentrer ça dans le crâne des autres. On n'en a pas encore entendu parler, mais ça ne m'étonnerait pas qu'on en arrive là. Un peu comme des supporters de foot : mettez un type d'un bord tout seul au milieu d'une foule de l'autre bord et le type ressemblera davantage à la pâté pour son chien qu'à un être humain à la fin de l'acte.

J'ai hésité pour cette image que j'ai mise en illustration. J'avais peur qu'on me catalogue dans un camp ou dans l'autre et que se déchaînent les foudres de ceux qui se sentiraient visés. C'est toujours le cas (j'ai toujours peur je veux dire) mais j'assume, ce n'est qu'une vieille affiche de propagande, et elle illustre mon propos. Elle l'illustrerait encore meux si justement les foudres se déchaînaient. (attention, je ne le souhaite pas hein, pas taper).

Ce qui me désole, c'est que sans s'y intéresser particulièrement, c'est à dire en survolant les infos, en subissant les phrases chocs qu'on nous ressort à toutes les sauces, on n'arrive pas à savoir ce que chacun propose. Je n'ai pas reçu la fameuse enveloppe marron qui était sensée m'expliquer les programmes, et de toute façon, je doute qu'on puisse retrouver dans les assiettes ce qu'il y avait d'écrit sur le menu. A chaque fois c'est la même chose, on commande un prince des mers en manteau de pourpre et on se retrouve avec une sardine à la tomate. Mais ce que je retiens de tout ce fouillis, c'est que d'un bord ou de l'autre on pense que l'autre, il est trop nul. Et on va vous montrer à quel point il est trop nul.

(Votez pour moi).

(Je suis nul aussi, mais quand même l'autre est vachement plus nul que moi).

C'est désolant. J'aurais préféré trouver ça déso-pi-lant, mais non. Ca me navre qu'on prenne à ce point les gens pour des crétins.

Non en fait ce qui me navre, c'est que les gens le soient vraiment (des crétins).

Non en fait ce qui me navre le plus, c'est d'écrire un article édulcoré et pesé, parce que j'ai conscience de marcher sur des oeufs et que je ne cherche pas la confrontation (chuis pas une âme courageuse, on l'aura compris). Mais dans le même temps, j'estime que mon droit d'expression est indirectement brimé par l'ambiance foireuse qui fait que je m'auto-censure pour préserver ma tranquilité.

Je crois que c'est ça qui me navre et me fait le plus peur, parce que la liberté d'expression, réelle ou ressentie, me semble être importante pour la prise de température d'un pays. Si elle baisse, et qu'on ne se sent plus libre de dire ce qu'on pense, ce n'est généralement pas bon signe.

Bon et puis j'aurais pu aussi me foutre de la gueule des journaliste politiques qui sont devenus des machines à petites phrases et dont les questions sont au niveau du débat général, mais on serait repartis pour un (deuxième) tour, et je trouvais que ma conclusion n'était pas si mal alors on va s'arrêter là...

Quand même, vivement que ça soit fini tout ça.

E.

2012/04/05

Recette de la semaine

Hier midi, quand Chéri d'Amour est arrivé de son boulot pour manger, je n'avais rien préparé [booooouuuuh fait le public](crotte de sanglier, j'étais en train de bosser, lui dis-je au public)(parait que le sanglier est vachement à la mode dans les insultes chez les jeunes)(j'essaie de faire jeune, voyez). J'ai donc dû faire mes petits plats du mercredi un jeudi, ce qui ne dérange finalement pas grand monde, je crois.

En entrée, nous avions une salade romaine aux trois saveurs. La recette me vient d'un petit bouquin que je tiens de je-ne-sais-où, peut-être un supplément d'un magazine quelconque, qui s'appelle "Salades d'été". Notez qu'on peut aussi les faire au printemps, ces salades, c'est pratique.

Les trois saveurs en question étaient poire, pastèque et gorgonzola. Bon la pastèque, en ce moment, on en trouve peu, et d'ailleurs même en été, c'est pas gagné par chez moi, j'ai donc remplacé par du melon (c'est pas la saison beugle le public)(zut, lui r'éponge, on trouve des melons antillais tout à fait délicieux en ce moment).

J'en ai profité pour dégainer un objet dont je me sers environ tous les deux ans tellement c'est un truc utile : la cuillère à boules de melon.

Ca donne des trucs un peu bizarres :

Et encore, j'ai optimisé les pertes

Et puis je me suis tellement amusée à faire des bouboules que...

Ca a donné une salade de bouboules...

Bon par contre, dans mon monde, faire des boules avec du gorgonzola, c'est pas vraiment faisable, mais si on regarde vite fait, ça va.

Une salade sans salade, vu que chéri d'amour n'aime que les endives, et que des endives, y'en avait déjà dans le plat. J'ai ajouté quelques feuilles de basilic hachées dessus, et hop-là.

Verdict : C'était bon, mais sans plus. Chaque élément séparément était très bien, (sauf peut-être le gorgonzola qui n'avait pas énormément de goût), celui-ci allait bien avec le melon, mais la poire n'apportait pas grand-chose à l'ensemble. Une entrée rafraichissante quand même (mais vu le temps qu'il fait en ce moment, on n'en avait pas tellement besoin).

Pour le plat, c'était jarret de veau aux endives.

La recette me vient du livret de la cocotte-minute que Beau-Papa nous a donné, et qui date d'au moins tout ça (la cocotte, pas Beau-Papa)(Beau-Papa date d'encore plus, puique c'était déjà sa cocotte depuis longtemps)(mais ça se dit pas quand même...)(notez qu'on savait faire du matos solide et durable à l'époque)(enfin je dis ça je dis rien). Cette recette-ci a été faite par Gérard Besson, de Paris, qui avait une bonne tête de vainqueur (j'espère que ça s'est amélioré depuis).

Rooh on avait dit pas les habits...
Donc, le jarret de veau aux endives :

Ingrédients :
4 morceaux d'osso-bucco
1 oignon
3 carottes
1 verre de vin blanc (ou de bouillon-cube dilué dans l'eau si comme moi vous n'avez pas de vin blanc)
2 endives

Faire chauffer l'huile dans la cocotte (Sensor de Seb), et faire dorer les morceaux de viande sur toutes les faces. Ajouter l'oignon et les carottes coupés en lamelles dans la cocote (Sensor de Seb), ajouter du sel et du poivre et le verre de vin blanc et laisser mijoter 2 à 3 minutes. Ajouter les endives entières (ou coupées en deux selon leur grosseur) sur le dessus, fermer la cocotte (Sensor de Seb) et faire cuire 10 minutes à partir du chuchotement de l'appareil (qui est une cocotte Sensor de Seb)(si on oublie la marque de la cocotte en cours de route, c'est pratique, on nous le répète toutes les deux phrases).

Verdict : C'était la première fois que je faisais cuire de l'osso-bucco, et ma foi, c'était très bon ! les carottes ont bien pris le jus, ce qui leur a donné un goût extra, les endives un peu moins, mais c'est parce qu'elles étaient sur le dessus, la viande était toute raccornie, mais bien cuite (elle ressemblait à la photo du livre, donc c'est que c'était bien), et tout le monde (même Junior) s'est régalé.

Deux morceaux pour Chéri d'Amour, il fallait bien ça.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, on peut même ajouter que c'était une réussite. Au menu de la semaine prochaine : poulet gourmand et saumon parmentière.

E.

2012/03/28

La journée de la quiche

Je n'ai pas la prétention d'avoir un blog cullinaire (qui a dit "on s'en serait douté" ?). Je ne sais pas faire de belles photos avec l'assiette qu'il faut et la feuille de salade en coin, je photographie juste mon assiette sur ma table, avec ma (si beeeeeelle) toile cirée et un éclairage que je qualifierais d'hyperboliquement n'imp'.

Je ne sais pas non plus cuisiner les shakayablablas (plat traditionnel gréco-japonais) au confit de sésame frit de l'Himalaya et son coulis de fraises des mers au pruneau. De toute façon je suis allergique aux fraises.

En plus, je suis presque incapable de suivre une recette. Enfin entendons-nous bien, je SAIS suivre une recette, c'est juste que ça m'ennuie profondément de savoir à l'avance ce que je vais obtenir (et la majorité du temps, je n'ai pas tous les ingrédients, ou tous les ustensiles nécessaires)(ou alors je ne lis pas la recette avant de m'y mettre, et je me retrouve à devoir improviser par manque de temps).

Alors ça ne fait pas très sérieux, c'est sûr, mais en même temps, comme je l'ai dit : je n'ai pas la prétention d'être un blog cullinaire, alors je peux bien être une quiche en cuisine et me vanter de mes réalisations par dessus le marché. D'autant que mes bêtises sont assez souvent couronnées de succès. (si si)

Tout ça pour en venir au menu de ce mercredi, que j'avais intitulé hier "du nord au sud", dû aux intitulés de mes plats, de la fougasse et des fricatelles de l'Ubaye (confondant fricaTelles avec fricaDelles (mais avouez quand même que c'est retors)). En plus, je ne sais pas où c'est, moi, l'Ubaye (contrairement à Chéri, qui est décidément énervant à tout le temps tout savoir) mais je trouvais que ça ressemblait à abbaye, et qui dit abbaye, dit bière, donc dit nord, bref ça collait tout plein avec les fricadelles.

Bon.

Ma fugace fougasse (c'est l'intitulé de la recette), me vient d'un bouquin nommé "Cocktail party", offert à l'occasion d'un jour de l'an où on était sensé s'offrir des cadeaux nuls tous mis en vrac dans un sac et tirés au sort. (Nous on avait apporté une bombe de mousse à raser et un morceau d'ardoise à l'effigie de Johnny Hallyday. En fait on a reçu des cadeaux pas nuls du tout parce que nos amis avaient décidé de changer les règles sans nous prévenir, marre qu'ils en avaient de recevoir des trucs improbables tous les ans)(c'est malin). C'est un bouquin écrit par des anglaises avec plein de recettes de petits fours tous plus improbables les uns que les autres (bah oui, c'est anglais). Ma fougasse, donc, n'est pas une fougasse, puisque c'est en fait de la focaccia. Quesséssé ? C'est un "pain plat au levain et à l'huile d'olive venu d'italie" me dit mon livre.

Bon j'avais du pain aux céréales fait maison, et vu que je n'avais pas l'intention de faire 48 petits fours, mais deux tartines, je me suis dit que ça ferait bien l'affaire.

Fugace Fougasse



Confit d'oignon
2 càs d'huile d'olive
6 oignons finement hachés
1 càc de sel
1 pincée de poivre blanc
65ml de jus d'orange
2 càs de jus de citron
2 càs de vinaigre de framboise
20ml de jus de citron vert
1 gro,se càs de zeste de citron
2 càc d'estragon

Faire chauffer l'huile d'olive à feu moyen dans une grande poêle, ajouter les oignons, saler, poivrer, faire revenir 15 minutes. Mélanger tous les liquides et l'estragon et le verser sur les oignons. Laisser mijoter 12 à 15 minutes.

Si cette étape vous gonfle autant que moi : prenez du confit d'oignon tout prêt et envoyez ballader la recette.

Pour la crème de fromage :
(les quantités sont pour deux tartines)
1 mini fromage de chèvre frais
1 càs de fromage blanc
sel, poivre
origan

Mélanger finement le fromage de chèvre et le fromage blanc, assaisonner.

Le montage :
J'ai fait griller mes deux tartines de pain, sur lesquelles j'ai déposé une couche de crème de fromage et un peu de confit d'oignon. J'ai ensuite déposé une asperge sur le dessus, servi avec des tomates à l'huile d'olive et au basilic.

Variante pour Junior qui n'aime ni le fromage, ni l'oignon, ni l'asperge, ni l'huile d'olive, ni le basilic : rien que des tomates. Sans sauce. Vive la diversité.

Verdict : Oh my god que c'est... mais enfin je veux dire c'est carrément... le mélange de fromage de chèvre adouci et de confit d'oignon sucré avec le goût de l'asperge, c'est juste... WAOUW ! Evidemment, Chéri d'amour qui n'aime pas trop le sucré salé a fait la tête, mais moi je me suis ré-ga-lée.

Passons au plat.

Hum..

Donc, fricaTelles, pas Delles, de l'Ubaye, qui se trouve en fait dans les Alpes, et pas du tout dans le nord, hein, voilà, c'est un genre de gratin de pâtes frit dans la graisse de lardon.

Ouais, ça fait moyen envie dit comme ça mais cette recette m'a vexée, j'ai le droit de ne pas la mettre en valeur. Non seulement pour l'histoire de la lettre et de l'Ubaye, mais parce qu'en plus j'ai lu macaroni sur ma recette et que j'ai écris cannelloni sur ma liste de courses.

Oui, je crois qu'on peut le dire, je suis une quiche. (une quiche susceptible en plus)

La recette me vient encore une fois d'une page de magazine découpée par ma Tante Denise, qui provient du magazine "Modes de Paris" (la page, pas Tante Denise) de janvier 1984 (ça nous rajeunit pas).

FricaTelles de l'Ubaye (groumpf)



(pour 4 personnes)
250g de MACARONIS (gnagnagna)
6 oeufs
3 verres de lait
une barquette de lardon
sel, poivre

Faire cuire les pâtes. Les verser dans un plat à cake préalablement beurré. Battre les oeufs en omelette avec le lait, saler et poivrer et verser ce mélange sur les pâtes. Faire cuire au four à 180°C un quart d'heure-20 minutes. Laisser complètement refroidir.

Dans une poêle, faire cuire les lardons et réserver. Faire revenir les tranches de fricatelle dans le gras des lardons quelques minutes pour les faire colorer. Servir aussitôt avec les lardons.

Verdict : C'est pas tout à fait un plat de régime. Mais alors pas tout à fait. Et il m'en reste encore plus de la moitié... au secours ! Un bon point : Junior en a mangé de plus ou moins bon coeur (enfin surtout les lardons). Sinon ça ne reste quand même qu'un gratin de pâtes quoi (et sans fromage en plus).

Un plat sur deux de réussi, c'est pas si mal !

Menu de la semaine prochaine : en entrée une salade romaine aux trois saveurs suivi d'un jarret de veau aux endives. Promis, je prévoirai quelques neurones en plus pour les faire.

Tout du moins, j'essaierai...

E.

2012/03/27

Bulles de savon

Voilà une petite semaine sympa qui vient de se passer, malgré le rhume, malgré le fait que c'est toujours quand on range les affaires d'hiver pour sortir les bermudas qu'il se remet à faire froid (oui j'habite Cherbourg et je sors les bermudas en mars, je suis une optimiste indécrotable)

Samedi dernier Junior est retourné à son entraînement de hockey, ça faisait un bail qu'il n'avait pas pu y aller, entre mes hospitalisations et des vacances de 3 semaines chez papy-mamy (une semaine de séchage de cours, avec visite de la ferme avec sa cousine, nourrissage de petits poussins et d'agneaux tout frais et grimpage sur le tracteur rouge)(heureux enfant)(oui je fais sécher les cours à mon fils, mais j'avais un mot du docteur). La reprise du patin a été dure, lui qui aime briller en tout (qui a dit "comme sa mère" ?) avait du mal à retourner dans le bain... Mais il était heureux de retrouver les autres, c'est l'essentiel. Et samedi prochain, les parents de son petit copain ont organisé une journée chez eux pour les deux compères... Je te dis pas dans quel état d'excitation sera Junior en rentrant le soir ! (et nous pendant ce temps-là, on se fera un p'tit resto et un ciné, si on trouve un film et un horaire de séance digne de ce nom... c'est pas gagné)

Dimanche on est allés à la fête foraine. Un tour de manège, une pêche aux canards (qui coûte de plus en plus cher, plus cher que les tours de chenille ! et faut voir la camelotte qu'on récupère...) et un Junior heureux comme tout. Le temps est redevenu très froid, comme de bien entendu (j'avais fait mon tri des affaires d'hiver le matin même).

J'ai aussi trouvé le tissu pour ma robe. Un tissu qui ne brille pas tellement par son côté printanier (peut-être les fleurs ?) mais que j'aime beaucoup, à la différence de tout les autres tissus que j'ai pu voir. Un sourire quand Junior me dit dans le magasin : "tu vas te déguiser en quoi ?". Ben oui, pour lui, le tissu, c'est fait pour faire des déguisements... (what else ?)

Un ruban écru, assorti aux chaussure et au gilet,
et quiqui qui sera la plus jolie ?

J'ai aussi réouvert mes boutiques, la broderie, les fleurs, avec de gentils mots de félicitation et l'assurance que mes clients n'étaient pas partis bien loin et qu'ils guettaient mon retour. Ca fait vraiment chaud au coeur. On repart en douceur, et c'est très bien comme ça.

Une recette du mercredi totalement loupée. L'entrée ressemblait à s'y méprendre à celle de la semaine d'avant (on remplace le bacon par du saumon fumé et hop, même entrée), ce dont je ne m'étais même pas aperçue avant de la faire... Et quant au plat, le canard aux olives, eh bien j'ai totalement loupé la sauce, ce qui a donné des morceaux de canard (fondants comme si c'était du foie, la cuisson en cocotte j'imagine) avec quelques olives à côté, bref, rien de bien intéressant. On zappe. Le menu de demain, que j'ai intitulé "du nord au sud", se compose en entrée d'une "fugasse fougasse", suivie de "fricatelles de l'Ubaye". Un menu hyper équilibré, puisqu'il s'agit de manger du pain en entrée, et des pâtes en plat. Enfin, c'est le hasard du tirage comme on dit (et puis il y a aussi des asperges (encore et toujours des asperges décidément) et un brin de salade...)(non bon ok ça compense pas). Allez on fera mieux le soir.

Voilà, un petit aperçu de ma semaine, juste heureuse du retour du soleil et de pouvoir à nouveau faire des bulles de savon avec Junior...

E.

2012/03/23

Et puis la neige elle est trop molle

Hier, j'étais contente, j'avais plein de nouveaux jouets. Comme j'ai 4 ans et demi, je me suis jetée dessus pour les essayer tout de suite maintenant.


J'ai donc fait fondre du chocolat délicatement au bain marie au micro-onde, avec du lait, comme ça, ça fait du chocolat au lait. Non ? ah ben non, ça fait une espèce de ganache qui ne durcit pas. Du coup, mes jolis petits moulmous sont couverts d'une pâte chocolatée qui ne se décolle pas et que je vais devoir racler à la petite cuillère et nettoyer, sachant que c'est un joli moulou avec plein de trous-trous. Vas-y moque-toi. Oui je sais, y'avait le mode d'emploi sur le blog, mais j'ai 4 ans et demi, je sais pas lire.

Je me suis aussi attaquée au plâtre. Sur la boite, il est écrit "0.75l d'eau pour 1 kg de plâtre".
Ouais.
Bon.
Il m'en faut environ 3 ou 4 cuillères à soupe.
Bon eh bien c'est facile, je vais faire la conversion, c'est à dire : je met de l'eau au pif avec mon plâtre jusqu'à obtenir une consistance qui me convienne. Oui voilà, c'est bien ça comme idée. Je coule mon plâtre dans le moulmou, et le laisse une heure le temps que ça prenne.

Le soir venu, déconfite de mes chocolats tout pourris, je regarde mon plâtre. Je le tâte, et y laisse une grosse empreinte de doigts. Bon, il n'est pas encore pris. Je le laisse donc près du radiateur toute la nuit, pour qu'il sèche bien.


Le lendemain matin, il n'est toujours pas pris. Bon. Ok. Ca se voit pas, mais là je suis en train de me taper la tête contre un mur (virtuellement s'entend, je tiens à mes murs). En plus le moule à plâtre s'est cassé au démoulage (un petit piton permettait de faire un trou dans la forme pour y glisser un bâton sur lequel accrocher mes panneaux. Oui mais maintenant que le piton est resté dans le modèle en plâtre, les prochains n'auront pas de trou, et donc ils ne serviront à rien du tout...)

Pas glop la journée d'hier.

E.